Au cœur du football camerounais, une affaire de double identité éclate au grand jour, exposant le pays à une possible suspension des prochaines éditions de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). Le scandale, révélé tôt ce lundi 11 mars, implique 62 joueurs, dont Nathan Doualla, international camerounais sélectionné pour la CAN 2023 en Côte d’Ivoire.
Si l’initiative visant à éradiquer la fraude dans le football camerounais est louable, le moment choisi pour cette révélation est loin d’être idéal. Avec l’implication de Nathan Doualla, les Lions indomptables du Cameroun risquent une suspension conformément au règlement de la Confédération africaine de football (CAF) sur la compétition.
Le chapitre 20 du règlement de la CAN, notamment les articles 45, 46 et 47, stipule clairement les conséquences en cas de fraude ou de falsification de documents. Si la fraude est avérée, l’association nationale coupable peut être suspendue de participation aux deux éditions suivantes de la CAN. Pour toute erreur administrative concernant l’enregistrement des joueurs, l’association nationale peut être suspendue de participation à l’édition suivante, et son équipe éliminée si la compétition est en cours.
À la lumière de ces dispositions, si la suspension de Nathan Doualla pour double identité est confirmée, la CAF pourrait examiner le dossier après la participation du joueur à la dernière CAN. Une suspension du Cameroun pour une ou deux éditions de la compétition devient alors une possibilité, constituant une catastrophe pour le pays. Notamment, cette situation aurait pu être évitée après la sélection du joueur dans l’équipe de 27 pour la Côte d’Ivoire, malgré les avertissements émis par certains observateurs, restés sans réponse de la part de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot).







