Christine Dawood, qui a perdu son mari et son fils dans la catastrophe du sous-marin Titan, s’est confiée dans les colonnes du New York Times avec émotion, dévoilant les derniers instants des passagers.
Christine Dawood, qui a perdu son mari Shahzada, 48 ans, et son fils Shahzada, 19 ans, dans la catastrophe du Titan a donné une interview émouvante au New York Times. Elle est notamment revenue sur les dernières communications qu’elle a eues avec ses proches.
Record du monde du Rubik’s Cube sous l’eau
Le 18 juin, juste avant d’entrer dans le sous-marin, une photo de groupe a été prise. « Mon mari plaisantait avec cette photo. ‘J’ai l’air plutôt gros’, a-t-il rigolé. Il était emmitouflé dans un pantalon et une veste imperméables, des bottes, un casque, un gilet de sauvetage », se souvient-elle.
Bien que les passagers n’aient pas été autorisés à emporter beaucoup d’objets à bord, Suleman avait emporté son Rubik’s Cube, qu’il n’a jamais quitté. « Il voulait battre le record du monde du Rubik’s Cube sous l’eau », raconte la maman avec tristesse.
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« Plus sûr que de traverser la rue »
Malgré l’excitation, le couple était un peu stressé. « L’embarquement n’a pas été facile pour mon mari non plus. Il traînait un peu les pieds avec ses bottes et ses chaussettes contre le froid. Je me souviens avoir pensé à ce moment-là : oh mon Dieu, j’espère qu’il ne tombera pas à l’eau ».
Le PDG d’OceanGate avait pourtant rassuré la famille. « Il nous a dit que c’était plus sûr que de traverser la rue », explique-t-elle. « D’un point de vue technique, on n’était pas du tout au courant de la situation. Mais d’un autre côté, on monte dans un avion sans savoir comment fonctionne le moteur, non ? »
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Lumières éteintes
Christine Dawood a également donné des détails sur les derniers instants des passagers avant l’implosion du submersible. « Pour économiser de l’énergie, toutes les lumières étaient éteintes jusqu’à ce qu’elles atteignent le fond de la mer. Pendant ce temps, dans les profondeurs, les passagers pouvaient observer des créatures lumineuses. Mon mari très excité à cette idée », a-t-elle expliqué.
« Pendant la descente, chacun a pu écouter la musique qu’il avait apportée. Le capitaine avait dit à l’avance que tout était permis. Seule la musique country était interdite ».
Autre révélation étonnante : Shahzada et Suleman ont failli ne pas participer à l’expédition. « Les jours précédents, nous pensions que nous ne serions…

