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Richard BONDOL : Kamto, « le fou » de la République

S’il est connu, dans l’entendement populaire que chaque village a son fou, il est normal d’intégrer aujourd’hui que le République du Cameroun a aussi son fou. Et ce n’est que normal.

Il faut aussi comprendre que le fou est celui-là qui adore se faire écouter, captiver l’attention et croire que tout est fait du fait de sa volonté. Le MRC a fait découvrir au peuple Camerounais, un leader qui se prend pour une baudruche. Un super politicien en quelque sorte qui, au détour d’une déclaration, peut se dédire et se contredire sans que cela n’émeuve ses partisans.

Profitant des crises pour se mettre au-devant de la scène, il vient une fois encore, dans une sortie au vitriol, de débiter des inepties sur la gouvernance en donnant des ultimatums. On a l’impression qu’il ne maitrise pas le fait que la crise sanitaire qui mobilise les énergies multiformes, est mondiale. On dirait qu’il ne pige rien à rien.

Dans de pareilles circonstances, même un fou procède par effet de suivisme. Il suit la direction du vent. Ici, il faut comprendre que Maurice Kàmto n’a rien compris. Il croit peut-être que c’est une élection planétaire qui est en train de se préparer et qu’on serait en campagne pour le choix de celui qui représentera le Cameroun.

C’est le seul langage que l’homme entend. Le crédit du leadership. Célestin Njàmen, le secrétaire national aux droits de l’homme, dans une interview sur une chaine de radio dans la capitale économique a laissé entendre que : « il est absolument irres-

ponsable et indécent de porter une tenue de parti politique et un masque pour combattre un fléau. Le corona virus ne connait pas de partis politique, c’est une affaire de tous et de chacun, l’heure n’est pas à la recherche d’une quelconque visibilité politique ».

Un égocentrique politique qui n’a de projet que pour sa seule personne et personne d’autre. Avec un code électorale qu’il a abondamment critiqué, de même que tous ses partisans, il n’a pas hésité à se présenter à la présidentielle de 2018.

Battu proprement à la régulière, après s’être autoproclamé président élu, il a « pêté » un câble. Prônant la désobéissance civile, il a contribué à l’interpellation de plusieurs de ses partisans dont il n’a pas le souci aujourd’hui de gratifier d’une simple visite. Et dans un élan égoïste, l’homme à privé tous ses partisans qui avaient des ambitions politiques à briguer des postes de conseillers municipaux et de députés.

Et après avoir fait le tour du monde pour démontrer par l’absurde qu’on peut être président de la République parce qu’on a eu la majorité dans deux bureaux de vote sur vingt, il revient au pays en catimini et nous monte un véritable scénario sur sa tentative d’assassinat. Il doit toujours occuper la scène. C’est normal. C’est la stratégie du fou et ça marche.

Au moment où le monde entier est en guerre contre le COVID 19, au moment où le Président de la République S.E Paul Biya prend des mesures nécessaires, de concert avec d’autres gouvernements, au moment où le crédo est à la sensibilisation des populations pour sauver des vies, c’est en ce moment que Kàmto vient donner au corona virus une identité politique.

Le ministre du travail Grégoire OWONA n’est pas allé du dos de la cuillère pour lui relever les bretelles par ces mots : « Monsieur le Président du MRC, avec tout le respect que je vous dois en tant que citoyen, si je n’étais pas confiné pour me protéger et protéger mes compatriotes je serai venu vous rencontrer après la lecture de votre communiqué qui donne la nausée, pour vous dire face à face, les yeux dans les yeux, que c’est honteux de vouloir utiliser le coronavirus comme munition politique, comme sujet de polémique, comme arme d’attaque personnelle et lâche contre le Chef de l’Etat. Non, ce n’est pas sérieux de réduire cette crise à un niveau national, alors même que c’est une affaire mondiale donc internationale.

Et puis M. Kamto, qui êtes-vous pour donner un ultimatum de 7 jours à un Chef d’Etat? Retenez bien que le coronavirus est un sujet trop grave et d’évolution hyper rapide, donc il est impératif et urgent de l’exclure du champ de la polémique pour qu’il reste dans une approche de sécurité nationale et mondiale comme le font le Président Biya et le Secrétaire Général de l’ONU et bien d’autres.

M. Kamto ça suffit, ce n’est pas du MRC qu’il s’agit, mais de la vie de millions de camerounais et de milliards de femmes et d’hommes sur notre planète menacée.

Vous gagneriez à observer les consignes du Président Paul Biya communiquées par le Premier Ministre Joseph Dion Ngute, ainsi que les conseils de l’OMS. Bon weekend.’ »

De quelle communication parle-t-on aujourd’hui quand des quidams voudraient faire comprendre au monde entier que le Président Paul Biya ne communique pas sur cette crise sanitaire ?

En offrant 50 millions au Camerounais vivants à Wuhan, le Président Paul BIYA n’a-t-il pas communiqué? En ordonnant la prise en charge totale des camerounais infectés par le COVID-19, le Président Paul BIYA n’a-t-il pas communiqué? En ordonnant le rapatriement des Camerounais bloqués au Kenya, le Président Paul BIYA n’a-t-il pas communiqué?

En faisant venir des médecins chinois qui aident le Cameroun à traiter les cas de COVID-19 dans notre pays, le Président Paul BIYA n’a-t-il pas communiqué? En ordonnant la Fermeture des Frontières y compris les aéroports, le Président Paul BIYA n’a-t-il pas communiqué? En faisant payer les salaires des fonctionnaires et agents de l’état en Avance, le Président Paul BIYA n’a-t-il pas communiqué?

Tous les départements ministériels sont aujourd’hui à pied d’œuvre pour implémenter les hautes directives du chef de l’Etat dans la lutte contre cette pandémie. Avec tout ce déploiement, il n’y a qu’un fou pour comprendre que le Président de la République ne communique pas.

Au lieu de faire une sortie pour demander à ses fous de suivre scrupuleusement les mesures prescrites par le Gouvernement, il demande que le Président Paul BIYA participe au Concours des sorties médiatiques des Présidents de ses pays de Référence.

Comme si Paul BIYA était en concurrence avec un quelconque Chef D’État dans cette lutte. Çà c’est être fou.

Source: l’Équation

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