Les services de police de Douala enquêtent sur une plainte troublante déposée par un jeune homme de 18 ans, accusant la femme de son oncle de l’avoir contraint à des rapports sexuels. Les faits se seraient déroulés dans la nuit du vendredi 18 juillet, au quartier Lendi, Douala V. Lire le récit de Cameroon Tribune.
En congés à Douala où il attendait les résultats du bac, Fernand A., 18 ans, a été rejoint vendredi nuit dans sa chambre par Philomène, 34 ans, dont le mari avait voyagé pour un deuil.
En congés depuis peu chez un oncle maternel à Lendi (Douala V), Fernand A., 18 ans, élevé à Yaoundé où il a composé le bac cette année, déclare avoir été contraint à des relations intimes par l’épouse dudit oncle. C’est en tout cas l’essentiel d’une déposition sur main courante enregistrée samedi dernier au commissariat central n°4.
Les faits se seraient déroulés la nuit de vendredi, précédés de quelques « approches ». Ainsi, après l’arrivée du jeune homme chez son oncle Constantin, un proche suggéra d’organiser tout de suite son bain. Au préalable, la maîtresse des lieux lui dit que la pression est faible dans la salle de bains commune.
Et qu’il pouvait prendre ses bains dans celle de la chambre conjugale. Fernand dit qu’il prendra l’eau dans celle-ci pour se laver dans celle-là. À noter, il est le seul enfant de la maison : le fils du couple, garçon de six ans, est allé passer les vacances ailleurs.
Jeudi dernier, Constantin part pour l’Ouest afin d’assister à un deuil. Alors qu’il est déjà couché, Fernand entend toquer à sa porte. « Il ne faut pas fermer à clé. Quelque chose peut t’arriver dans la nuit », entend-il Tata Philomène conseiller. « Même la mienne n’est pas fermée », indique-t-elle en partant. La nuit passe.
Vendredi autour de 16h, Philomène sort d’un bain et appelle l’adolescent dans sa chambre. Elle veut le miroir qui est au salon. Fernand toque, ouvre, et tombe sur la femme de son oncle en tenue d’Ève. « Donne-moi le miroir », dit-elle comme si de rien n’était.
Le garçon s’exécute et veut sortir. Elle revient vite. La dame s’habille et sort. Elle reviendra sans bruit. Ce n’est plus le miroir. Elle appelle à nouveau Fernand. « Viens m’enlever la chair et nettoie-ci… ».
L’enfant s’exécute. « Détache-moi le soutien-gorge », demande-t-elle ensuite. Après l’avoir fait, Fernand ressort en vitesse. Il ne traîne plus longtemps au salon et va se coucher. En respectant toutefois la consigne de ne pas fermer sa porte à clé.
Alors qu’il est dans les bras de Morphée, l’ado sent d’autres bras toucher son corps. Surtout une certaine partie de son corps, qui répond à l’appel. La vigueur juvénile aidant, Fernand dira plus tard avoir d’abord eu l’impression de rêver.
Avant de réaliser qu’il y avait bel et bien un corps sur le sien. L’interrupteur est à son chevet. Fernand allume et découvre la Tata à califourchon sur lui. Elle parle aussi qu’il ait pu le faire seul : « N’aie pas peur, tu es un homme. Personne ne saura ». Puis l’acte est posé.
Resté seul après les faits (ou le méfait), le jeune homme est bouleversé. Il envoie un message écrit, en mode « voice » à sa mère. Malgré l’heure tardive, et bien que résidant Yaoundé, cette dernière accède dans la nuit à Mvan-Yaoundé.
Arrivée en pédéman à Douala, elle va récupérer son fils en pleine nuit. Il sera rabroué sans appel par la mère : « Si tu veux mourir, embarque son fils pour l’unité de police ». Le retour de Constantin était prévu pour hier dimanche.







