Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), accompagné de ses collaborateurs Tassa et Albert Dzongang, n’ont pas été entendus comme prévu à la légion de gendarmerie de l’Ouest à Bafoussam. Cette information a été rapportée par le quotidien Cameroun Tribune.
La convocation de Maurice Kamto et de ses collaborateurs fait suite à une plainte déposée par l’honorable Serge Siméon Noumba, ancien député du MRC, qui accuse le parti de spoliation. Cependant, à leur arrivée, les responsables du MRC ont été informés que leur audition était reportée à une date non précisée.
Albert Dzongang, conseiller de Maurice Kamto, a expliqué que ce report était dû à une demande des avocats de la défense. Me Hyppolite Meli, avocat du MRC, a confirmé que la démarche des leaders du parti s’est avérée vaine. Il a souligné l’absence de procédures formelles, telles que l’identification, la réception de la lettre de constitution d’avocat ou la notification des accusations pénales.
Le colonel Abba Saïbou, en charge de l’enquête, aurait indiqué aux concernés que le procureur lui avait ordonné de suspendre les auditions. Maurice Kamto, qui se trouve actuellement à l’Académie de droit de La Haye, devait être représenté par son avocat lors de cette procédure le 11 juillet 2024.
Cette situation laisse planer des incertitudes sur la suite des procédures et sur les répercussions politiques de cette affaire au sein du MRC et de la scène politique camerounaise.

