Le maintien de la gratuité des musées de Toulouse et de la Métropole le premier dimanche du mois pendant l’été sera étudié, a demandé Jean-Luc Moudenc, qui modifierait le projet de sa majorité.
La Métropole et la mairie de Toulouse vont-elles faire machine arrière ? Jeudi 22 juin, les élus métropolitains se sont penchés sur le projet porté par la majorité politique dans les deux communes qui vise à augmenter les droits d’entrée dans les musées mais aussi à supprimer la gratuité du premier dimanche du mois durant l’été, de mai à août.
Élu en charge de la culture, Francis Grass a rappelé, sur ce second point, que les touristes étaient majoritaires en été, ce qui représente une aubaine pour les collectivités en quête de ressources.
Présidente du groupe des élus socialistes et maire de Colomiers, Karine Traval-Michelet s’est interrogée sur la possibilité de maintenir la gratuité d’accès pour les habitants de la métropole. « Beaucoup de nos électeurs qui ne partent pas en vacances en profitent pour se rendre à Toulouse » où la gratification mensuelle est donc la bienvenue. « C’est dommage » de le supprimer, a-t-elle observé, d’autant que « techniquement, on sait distinguer l’habitant du touriste ». Lors d’un point presse organisé le 13 juin, les élus en charge des musées ont expliqué qu’il était techniquement compliqué de créer un tarif spécial métropolitain.
Surprise : Jean-Luc Moudenc, le président de la Métropole, dans la foulée de la suggestion de Karine Traval-Michelet, s’est également interrogé sur cet obstacle technique qui, selon lui, pourrait être surmonté. « Nous devons explorer cela », a-t-il conclu. La mesure, selon Francis Grass, ne devrait pas s’appliquer avant l’été 2024. Cela laisse du temps.
Augmentation du prix
Le sujet du musée, qui a été évoqué jeudi à la Métropole, avant celui des musées toulousains qui est à l’ordre du jour du conseil municipal du 30 juin, a surtout été l’occasion pour les deux groupes d’opposition, Alternative pour une Métropole citoyenne, et écologistes, pour dénoncer la hausse des droits d’entrée prévue pour ce 1er septembre. L’entrée au musée passerait ainsi à 9 € pour la collection permanente (+ 2 €) et à 12 € (+ 3 €) avec l’exposition temporaire.
Antoine Maurice (EELV) puis Caroline Honvault (AMC) ont dénoncé des « choix politiques » qui « réduisent l’accès à la culture ». « C’est un renoncement qui disqualifie tous vos beaux discours », a avancé l’édile métropolitain. Francis Grass a assuré que, malgré la hausse, les prix restent « modérés ». Et qu’une nouvelle catégorie de gratuités, pour les allocataires des minima sociaux, avait été créée.
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