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Prévalence élevée de la mutilation génitale féminine dans la région de l’Extrême-Nord au Cameroun

De nouvelles statistiques publiées par le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF) du Cameroun mettent en évidence la région de l’Extrême-Nord comme étant celle présentant la plus forte prévalence de mutilations génitales féminines dans le pays.

Cette révélation intervient à l’occasion de la 17e édition de la Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines, placée sous le thème « Zéro tolérance pour les mutilations génitales féminines ».

Selon les données, 0,2 % des filles dans la région de l’Adamawa, 1,6 % dans la région de l’Est, 2,2 % dans le Nord, 2,4 % dans le Sud-Ouest et 5,4 % dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun pratiquent la mutilation génitale féminine. À l’échelle nationale, la prévalence globale s’élève à 1,4 %.

En 2019, les chiffres indiquaient que 4 % des filles étaient touchées par cette pratique, marquant une baisse significative à 1,4 % selon les dernières données du MINPROFF.

Abordant la question à Yaoundé le 6 février 2024, la ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille, Marie Thérèse Abéna Ondoa, a qualifié la mutilation génitale féminine de « forme de violence basée sur le genre qui favorise également la sous-population ».

Lors de l’événement commémoratif, la ministre Ondoa a réitéré l’engagement du gouvernement à éliminer cette pratique grâce à une combinaison de campagnes de sensibilisation et de sanctions à l’encontre des responsables de ces mutilations.

La mutilation génitale féminine, également connue sous le nom de circoncision féminine, implique l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins à des fins non médicales.

Dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, la pratique est profondément enracinée dans certaines communautés, alimentée par des croyances culturelles et des traditions. Bien qu’elle soit illégale au Cameroun depuis 2016, la mutilation génitale féminine persiste en raison des pressions sociales, des perceptions de la féminité et des idées fausses sur la santé et l’hygiène.

Cette pratique nocive expose les femmes et les filles à des risques graves pour leur santé physique et psychologique, notamment des douleurs, des infections, des complications lors de l’accouchement et des traumatismes à long terme.

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Une réponse à “Prévalence élevée de la mutilation génitale féminine dans la région de l’Extrême-Nord au Cameroun”

  1. MGF une tolérance zéro doit se maintenir leurs sar cuteries n’a aucune utilité, que des risques inutiles à vie pour grand nombres, les limites sont déjà bien connues par des petits nombres qui ont pris l’étude de la limite à pas dépasser, et espère ainsi maintenir leurs traditions. Reste ainsi mieux à l’abris de la tolérance zéro. Sont éduquer ainsi dans leurs adolescences du futur petit changement qui leurs est ouvertement exposer dans tout sa différence de leurs futures vies.

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