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Présidentielle 2025 : l’UDC crie au favoritisme d’État en faveur de Paul Biya

À quelques jours de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) monte au créneau.

Dans une déclaration rendue publique, le parti fondé par Adamou Ndam Njoya dénonce ce qu’il qualifie de « manœuvres orchestrées par ELECAM et le gouvernement » pour fausser le jeu électoral en faveur du président sortant Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies.

Parmi les griefs formulés, l’UDC pointe d’abord la distribution irrégulière des cartes d’électeurs. Selon ses représentants, des lots entiers auraient été livrés dans des résidences privées de certaines élites et dans des chefferies traditionnelles, en violation des articles 53 et 84 du Code électoral. Cette pratique, jugée illégale, nourrirait la crainte d’un détournement massif des suffrages.

Le parti met également en cause une inégalité flagrante en matière d’affichage et de visibilité. Alors que l’article 88 du Code électoral impose une répartition équitable des espaces de propagande, l’UDC affirme que « les principales villes du Cameroun sont inondées des affiches et supports du candidat Paul Biya », reléguant les autres candidatures à l’invisibilité.

Cette stratégie, estime le parti, installe une « propagande monopolistique » et fausse la perception de l’opinion publique.

Autre accusation lourde : l’utilisation partisane de l’appareil d’État. Hauts fonctionnaires, véhicules de service, bâtiments publics et équipements administratifs seraient mis à contribution pour la campagne du président sortant, en contradiction avec le principe de neutralité de l’État.

Enfin, l’UDC dénonce le déséquilibre financier de la compétition électorale : un plafond budgétaire jugé « dérisoire » pour les candidats de l’opposition face aux ressources colossales mobilisées par le RDPC, notamment via les contributions d’entreprises publiques et de cadres de l’administration.

Ces dénonciations interviennent dans un climat de plus en plus tendu, où plusieurs partis et acteurs de la société civile alertent sur les conditions d’organisation du scrutin.

Reste à savoir si ELECAM, accusée de partialité, apportera des réponses concrètes à ces critiques ou si elles viendront davantage alimenter la méfiance d’une partie de l’opinion publique envers le processus électoral.

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