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Présidentielle 2025 : l’UDC accuse le régime de tuer la démocratie au Cameroun

Dans une déclaration sans détour publiée ce 5 août 2025, l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) tire la sonnette d’alarme après les rejets controversés de plusieurs candidatures à l’élection présidentielle du 12 octobre.

Le parti fustige notamment le rejet du professeur Maurice Kamto et l’invalidation inexpliquée de la candidature de M. Dzipang Hilaire, pourtant initialement validée.

Pour l’UDC, il ne fait aucun doute que ces décisions traduisent une dérive autoritaire : « une instrumentalisation et un acharnement orchestrés puis perpétués par un régime aux abois, qui caporalise les institutions contre les adversaires politiques », peut-on lire dans le communiqué.

Le ton du document est grave, presque solennel. L’UDC alerte sur les conséquences de ce qu’elle qualifie de “flagrant déni de démocratie”. Elle s’inquiète d’« une paix passée sous respiration artificielle », d’un processus électoral verrouillé par « un Code électoral imposé à la classe politique par l’État-parti », et d’un climat politique marqué par « l’absence d’éthique et de morale ».

Le rejet des candidatures apparaît, selon le parti, comme l’ultime signal d’alarme d’un régime qui érige l’illégalité en norme. Une situation qui, selon ses termes, « creuse le lit des manifestations politiques, qui ne sont en définitive que des expressions normales en démocratie ».

Face à ce qu’elle considère comme une impasse institutionnelle, l’UDC appelle la communauté internationale à sortir de son silence. « L’ONU, les organisations internationales régionales, l’Union Européenne, les pays amis doivent manifester un intérêt particulier pour le bon déroulement des consultations électorales prévues au Cameroun », plaide le parti.

Elle critique également les financements apportés par certaines institutions internationales, estimant qu’« appuyer ou financer un régime et non le peuple encourage la corruption en détruisant le bien commun ».

Le communiqué, signé par l’honorable Tomaino Ndam Njoya, maire de Foumban et figure centrale du parti, se conclut sur un appel vibrant : « Il est encore grand temps de déployer toute la diplomatie : conseils, interventions nécessaires, pour le triomphe de la paix durable. Car le temps n’est plus à la paix des affaires et des intérêts égoïstes. »

À deux mois du scrutin présidentiel, l’UDC exige des garanties réelles pour que le peuple camerounais puisse, enfin, « jouir de son premier droit et premier devoir : voter librement et surveiller son choix. »

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