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Présidentielle 2025 : « Le régime a déjà gagné », selon Aristide Mono

L’analyste politique Aristide Mono a déclaré le 6 août 2025 que le président Paul Biya avait remporté l’élection présidentielle d’octobre 2025, à l’issue d’une série d’audiences préélectorales au Conseil constitutionnel de Yaoundé.

Réagissant au rejet de la requête du leader de l’opposition Maurice Kamto, la jugeant « infondée », M. Mono a déclaré que le régime avait deux objectifs principaux et qu’il y était parvenu : éliminer Kamto de la course et empêcher un soulèvement populaire.

« L’aile fondamentaliste du régime est déterminée à jeter l’opprobre aux chiens et à utiliser tous les moyens, même les plus cyniques et les plus barbares, pour éliminer toute véritable compétition politique en 2025 », a-t-il déclaré sur Radio Équinoxe.

« S’ils ont pu faire cela à Kamto, à quoi devons-nous nous attendre pendant la campagne ? Pendant le vote ? Et surtout lors de l’annonce des résultats ? »

Aristide Mono a également accusé le ministère de l’Administration territoriale, ELECAM et le Conseil constitutionnel d’être impliqués de manière flagrante et honteuse dans la disqualification de Kamto, arguant que cet épisode avait gravement entamé leur crédibilité et la confiance du public.

Il a cité des propos qui auraient été tenus par l’avocat d’ELECAM, Me Atangana, au président du Conseil constitutionnel, Clément Ntangana :

« N’ayez pas peur. Il ne nous arrivera rien. Le peuple ne fera rien. C’est notre pays. Nous faisons ce que nous voulons. Il ne nous arrivera rien.»

Selon Mono, une telle confiance dans l’impunité soulève de sérieuses inquiétudes quant à l’intérêt de participer au processus électoral.

« Outre le fait d’aider le régime à légitimer sa fraude électorale et à éliminer brutalement ses concurrents les plus redoutés, quel rôle joueront ELECAM, le MINAT et le Conseil constitutionnel dans la suite de ce processus ?» s’est-il interrogé.

Il a également mis en doute la viabilité de l’unité de l’opposition, s’adressant à ceux qui appellent les partisans de Kamto à se rallier à un autre candidat, comme Bello Bouba Maïgari ou Issa Tchiroma Bakary.

« Croyez-vous vraiment que d’ici octobre, ELECAM, le MINAT et le Conseil constitutionnel échapperont d’une manière ou d’une autre à l’emprise du régime de 1982 ? » a demandé Mono.

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