La chefferie traditionnelle Mabi est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’« acte grave de provocation » de la part du député Cabral Libii, candidat du PCRN à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain.
Dans un communiqué de presse diffusé ce dimanche, les autorités traditionnelles Mabi affirment que des images relayées sur les réseaux sociaux depuis le 30 août montrent le leader du Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale arborant un ancien pagne jaune du Festival Nguma Mabi, retiré de la circulation depuis près de trois ans.
Cabral Libii l’a porté lors de son meeting tenu au stade municipal de Kribi, laissant, selon le communiqué, « croire faussement qu’il est revêtu de l’onction, du soutien, de l’adoubement du peuple Mabi ».
Pour la chefferie, il s’agit d’un manquement grave au respect dû à l’autorité traditionnelle Mabi et à l’ensemble de son peuple.
L’utilisation publique de ce pagne ou de tout autre emblème du peuple Mabi « relève de la seule compétence de la chefferie traditionnelle, dans le respect strict des procédures initiatiques », rappelle le texte.
Le communiqué, signé sous la conduite de Sa Majesté Ekomou Mingwuli Rose Christelle, chef du groupement Mabi Pfieburi, et de Sa Majesté Mpile Mvoubia Jean, chef du groupement Mabi Sud, souligne que la version jaune du pagne du Nguma Mabi a été retirée de la circulation à la faveur d’une décision de l’assemblée générale du festival tenue le 19 juillet 2025.
Les chefs traditionnels réaffirment également « l’attachement constant et indéfectible » du peuple Mabi au président Paul Biya et aux idéaux qu’il incarne.
« Le Mabi est un peuple fidèle, loyal, républicain, entièrement acquis à Son Excellence Paul Biya », précise le communiqué, qui rappelle que cette position a été réitérée lors de la dernière assemblée générale du Nguma Mabi.
La chefferie qualifie l’attitude du candidat du PCRN de « manœuvre de récupération et de mépris, foncièrement malhonnête », nourrie par des « fantasmes chimériques ». Elle se réserve par ailleurs le droit de saisir la justice pour obtenir réparation « à l’endroit des auteurs et de leurs complices ».
Enfin, elle appelle ses fils et filles à une vigilance accrue et au respect des traditions, avertissant contre « les conséquences graves » de tels actes d’appropriation jugés irrespectueux.







