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Présidentielle 2025 : Cabral Libii dénonce un système de fraude “structuré”

Le compte à rebours est lancé, et la campagne prend un tour plus frontal. Le 11 août, dans une déclaration vidéo diffusée sur ses canaux officiels, Cabral Libii, candidat du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), a livré un réquisitoire contre ce qu’il décrit comme “l’architecture de la fraude électorale” au Cameroun.

Il accuse directement le régime et certaines institutions électorales de manœuvrer pour manipuler le scrutin présidentiel du 12 octobre. Son appel à la vigilance citoyenne s’accompagne d’une demande inédite : une contribution financière minimale de 2 000 FCFA par électeur pour “défendre la vérité des urnes”.

Parmi les “pratiques grossières” qu’il dénonce, la falsification des procès-verbaux figure en tête. Elle se ferait, selon lui, via la corruption ou la menace des scrutateurs et présidents de bureaux de vote, certains risquant leur emploi ou leur statut s’ils refusent de valider des chiffres fabriqués.

Il accuse également des autorités administratives et des chefs traditionnels de remplacer les documents authentiques par des faux pendant leur transport. Mais l’alerte la plus grave concerne la technique des “électeurs semi-fictifs” : une manipulation d’identités réelles pour créer plusieurs électeurs fictifs, affectés à des bureaux éloignés, surtout dans l’Est et le Septentrion, gérés par une “task force” dédiée.

Ces révélations, si elles étaient avérées, pointent vers un système de fraude structuré et capable de peser lourdement sur le résultat final.

Elles interviennent dans un contexte où la confiance envers les institutions électorales est déjà fragilisée, et où les précédents scrutins ont laissé planer de lourds soupçons de manipulation.

En les rendant publiques à ce moment précis, Cabral Libii prend le risque de polariser encore davantage le débat, tout en plaçant les autorités sous pression.

Reste à savoir si cet appel à la vigilance et à la solidarité financière suscitera une mobilisation massive ou sera perçu comme un geste désespéré face à un appareil électoral qu’il décrit comme verrouillé.

Une chose est certaine : en s’attaquant de front à la mécanique présumée de la fraude, le candidat du PCRN oblige ses adversaires à réagir, et met la transparence électorale au centre de la bataille pour le 12 octobre.

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