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pourquoi les manifestants contre la réforme des retraites à Toulouse ne veulent pas travailler plus longtemps

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A Toulouse, ce jeudi, des manifestants contre la réforme des retraites ont expliqué pourquoi ils ne se voyaient pas travailler plus longtemps que prévu.

« C’est une source de stress », « je vais être trop fatigué »… Autant de façons dont les Toulousains utilisent pour définir leurs métiers, justifiant ainsi leur opposition à la réforme des retraites. Cette dernière étant synonyme de plusieurs mois (voire années) de travail supplémentaire qui ne leur permettrait pas de passer leur vieillesse en pleine santé.

Au milieu du cortège composé de 50 000 personnes, Martine, une employée de La Poste tempête : « On souffre du manque de personnel, on assume la charge de travail des absents… Ça nous rajoute beaucoup de stress. Et pourtant, je dois encore travailler quatre ans. Autour de moi, je vois des gens tellement fatigués qu’ils ne profitent pas de leur retraite, je ne veux pas que ce soit mon cas ! »

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« J’ai déjà des problèmes de santé »

Même si elle ne sait toujours pas dans quelle mesure cette réforme va l’impacter, Nathalie Charolais, ATSEM, craint qu’elle ne puisse pas durer quelques années de pus. « J’ai commencé à travailler à l’âge de dix-huit ans. Et malgré cela, je vais devoir travailler encore quelques mois. J’ai déjà des problèmes de santé, des gros problèmes de dos, je ne sais pas comment je vais les gérer », s’emporte-t-elle.

Pour Dominique Ortelli, maître de conférences en école d’ingénieurs et membre de la CGT-FSU, reporter d’un an sa retraite comme la réforme l’imposerait, est « inconcevable ». « Devoir travailler jusqu’à 66 ans, tout en gardant le punch de l’enseignement, la patience de communiquer avec un public difficile comme les étudiants, me paraît compliqué ! », tonne le manifestant.

L’inquiétude de voir ses capacités diminuer et sa santé s’éroder en travaillant plus longtemps n’est pas le seul argument. Catherine, 59 ans, auteur, tire le diable par la queue depuis plusieurs années. « J’ai dû vendre ma maison pour libérer un peu de capital », confie-t-elle. À la retraite, elle pensait continuer à écrire, espérant que sa pension couvrirait ses dépenses. « Avec ce report de l’âge légal à 64 ans, je ne sais pas à quoi ressembleront mes fins de mois… », s’inquiète celui qui va aux puces pour « mieux vivre ».

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