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Pourquoi le Lions club continue de faire peur ?

En séjour au Cameroun dans le cadre d’une visite de travail, la glorieuse Mbé Emane gouverneur du district B1 du Lions club international, a rencontré la presse pour lever le voile sur certaines idées reçues qui ternissent l’image de ce regroupement dont l’un des crédos est de voler au secours des couches sociales défavorisées.

Question de journaliste : le Lions club est-il une secte ? Petit sourire en coin de Mbe Emane avant de répondre que cette image qu’ont certaines personnes est due à une méconnaissance du Lions Club.

« Cette histoire de secte, je ne sais pas pourquoi, mais les gens n’arrivent pas à comprendre que le lionisme c’est quelque chose, c’est pour aider les autres. Je ne sais pas pourquoi les gens ne cherchent pas l’information. On est dépassé. Pourtant, on n’allume pas de bougies, ou c’est peut- être parce que le fondateur était maçon mais cela ne veut pas dire que tout ceux qui sont Lions sont des maçons ou des rosicruciens. Chacun vient avec ce qu’il est », rassure gouverneur du district B1 du Lions club international dont le mandat arrive à son terme en juin prochain.

Se réjouissant du travail abattu par le Cameroun, elle se dit un peu surprise des appréhensions que se font plusieurs camerounais au sujet de ce regroupement qui œuvre pourtant pour le bien-être des couches sociales défavorisées.

D’ailleurs, pour l’aider dans cette démarche explicative, la présidente de Région 23, Sophie Ben Roosalem rassure que le Lioniste est un philanthrope, un bénévole au service des personnes vulnérables. « Il y a toujours des gens qui ont fait les choix. Mais on ne peut pas penser que parce-que on est Lion, on est forcément dans une secte, mais ça n’a rien à voir avec le lionisme : parce que comme nos amis l’ont dit, le Lioniste, c’est-à-dire, tu peux donner un don de soi-même, tu peux donner un sourire, tu peux aider les autres. Tu ne peux pas imaginer que quand vous arriver dans un orphelinat, vous voyez des bébés qui s’accrochent, qui ont besoin d’amour, d’affection. C’est une association des gens qui veulent donner un peu de soleil à toute personne dans le besoin », tente-t-elle de clarifier .

Au chevet des personnes âgées et des handicapés

Fondé en 1917, Melvin Jones, un homme d’affaires de Chicago, a posé une question toute simple qui a transformé le monde. Que se passerait-il si les gens consacraient leurs talents à l’amélioration de leur communauté ? Plus de 100 ans après, le Lions est devenu l’une des plus grandes organisations dans le monde. L’association est sur- tout connue pour la lutte contre la cécité, quoique le Lions assiste les personnes souffrant de famine, les personnes âgées et handicapées. Il lutte également pour la préservation de l’environnement.

Le Lions club international est la plus grande organisation de clubs service dans le monde avec 1 million 450 mille membres répartis dans plus 46000 clubs à travers le monde. Depuis son installation au Cameroun, voici plus de 57 ans, le Lions club a fait de nombreuses réalisations les plus visibles sont : la place Lions de Yaoundé qui est la deuxième réalisation visible après le Lions club House, inaugurée en 2010 par l’ancien délégué du gouvernement, Gilbert Tsimi Evouna.

Pour fêter son centenaire, il a été également érigé la place du Lions de Douala, des campagnes de diabètes ont été organisées dans l’arrière-pays, un pavillon pédiatrique avec construction du centre des enfants et parents intégrés à Cebec Bonaberi, des dons d’ambulances à l’hôpital de district de Bonassama, des soins oculaires complets…

Pour ce qui est de l’installation, du Lions club au Cameroun, on dénombre plus de 46 clubs et de milliers de membres dans les villes de Yaoundé, Douala, Bamenda, Limbe. Pour adhérer, il faut des préalables montrer la volonté de servir, le nouveau venu est observé par les membres qui peuvent décider ou non de l’admission du nouveau adhérent.

« Très souvent, il y’a pas de budget alloué pour la communication, les sommes collectées sont destinées aux différentes aides à apporter aux personnes en difficulté. Nous espérons même mettre sur pieds une plate-forme pour les journalistes qui vont travailler sur les questions de Lions », promet Sophie Ben Roosalem.

Le Messager

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