Les chiffres ont été révélés par le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) au Cameroun à l’occasion de la 16ème Journée Mondiale du Paludisme observée le 25 avril 2023. Cette journée est observée chaque année pour attirer l’attention du monde entier sur les efforts déployés pour mettre fin au paludisme et encourager les actions visant à réduire les souffrances et les décès liés à la maladie.
Cette année, la Journée mondiale contre le paludisme est célébrée sous le thème « Il est temps d’éliminer le paludisme : investir, innover, mettre en œuvre ». Dans le cadre de ce thème, l’OMS se concentrera sur le troisième « I » – mettre en œuvre – et notamment sur l’importance cruciale de rejoindre les populations marginalisées avec les outils et les stratégies qui sont disponibles aujourd’hui.
Le paludisme reste l’une des maladies qui touchent de nombreuses personnes dans la région de l’Ouest et au Cameroun dans son ensemble, car les statistiques montrent que 30 % des consultations dans les établissements de santé sont liées au paludisme.
Selon le Dr Claude Belanquale, directeur du centre médical de Bangang dans les Bamboutos, le paludisme est causé par des parasites.
« Le paludisme est une maladie causée par un parasite du plasmodium, transmise par la piqûre de moustiques infectés et qui se manifeste par de la fièvre, des douleurs articulaires, des maux de tête, un manque d’appétit et des vomissements comme signes et symptômes. »
« La gravité du paludisme varie selon l’espèce de plasmodium et peut généralement être évitée en prévenant la transmission du parasite du plasmodium en dormant sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée, tel que recommandé par l’Organisation mondiale de la santé. Un insectifuge peut également être utilisé pour prévenir les piqûres de moustiques. De plus, l’environnement doit être très propre et les femmes enceintes peuvent suivre un traitement prophylactique pour prévenir une possible infection », ajoute le Dr Belanquale.
En termes de traitement, le Dr Belanquale dit que la maladie peut être traitée.
« Le paludisme peut être traité en fonction de sa gravité. Le paludisme simple peut être traité par une thérapie combinée à base d’artémisinine ou de comprimés d’amodiaquine, de sulfadoxine ou de quinine. Le paludisme grave peut être géré au moyen de traitements injectables. »
Le Cameroun fait partie des 10 pays africains où le nombre de cas de paludisme est le plus élevé, mais le diagnostic et le traitement demeurent médiocres. Depuis 2017, le conflit armé dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a entraîné le déplacement de plus de 700000 personnes et la fermeture de plus de 35 % des établissements de santé. En conséquence, de nombreuses personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDIP) n’ont pas pu accéder aux services de santé essentiels, y compris la prévention et le traitement du paludisme.







