Pierre Emmanuel Binyam, le candidat déclaré à la présidence du MRC, se montre solidaire avec Maurice Kamto qui dit que le poste de vice-président est une supercherie.
Pierre Emmanuel Binyam est d’accord avec Maurice Kamto pour ce qui est de la nomination d’un vice-président au Cameroun.
« Je suis totalement d’accord avec la pensée du jour du président Maurice Kamto. Aucun dauphinat ne doit être toléré, que ce soit au sein d’une organisation politique ou au sein d’une institution nationale. La démocratie ne saurait s’accommoder de ces méthodes arrangées de dévolution du pouvoir. Les élections libres, crédibles et transparentes demeurent l’unique voie d’accès au pouvoir », a-t-il écrit.
Rappelons que dans sa pensée de ce lundi 21 septembre 2026, Maurice Kamto, le président démissionnaire du MRC, a déclaré que non seulement le poste de vice-président est une supercherie pour le Cameroun, mais aussi un changement anticonstitutionnel.
« Une fois n’est pas coutume : je suis d’accord, mais pas pour les mêmes raisons, avec ceux du pouvoir qui disent de ne plus parler de vice-président de la République au Cameroun. Car il s’agit d’une véritable supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel avec la complicité d’un Parlement réuni à la hâte en un Congrès d’enregistrement. Il s’agit surtout d’un fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante de l’article 64 de la Constitution de notre pays. Oui, il ne faut plus parler de vice-président nommé successeur du président de la République « élu » dans notre pays, afin que le changement anticonstitutionnel de gouvernement qui l’a créé meure de sa belle mort, par désuétude », écrit-il.
Pourtant, Cabrel Libii, le leader du PCRN, a demandé de son côté au chef de l’État Paul Biya de procéder à la nomination d’un vice-président pour mettre fin aux guerres au sommet de l’État.
« MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, NOMMEZ VOTRE VICE-PRÉSIDENT ! Le vice-président n’est pas un poste administratif de plus à pourvoir. Nommer votre vice-président, c’est sécuriser votre magistère. Je suis conscient de la crise de confiance qui ronge votre entourage. Cependant, en plus de quatre décennies au sommet de l’État, vous avez une ou deux personnalités qui cochent toutes les cases de la loyauté, de la discrétion et de l’expérience dans la gestion de l’État. Un vice-président de cette nature pourrait aider à atténuer les luttes de succession qui paralysent actuellement l’action collective », a-t-il écrit.

