Drame du lycée technique de Nsam : « ce n’est pas toujours prudent de demander à un enfant de rentrer chez lui », Xavier Messe

Sonia Same
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L’éditorialiste Xavier Messe pense qu’il aurait été mieux de laisser l’élève mal coiffé dans l’enceinte du lycée technique de Nsam.

Les analyses et commentaires portant sur le drame du lycée technique de Nsam se poursuivent dans les médias et les coins de la rue. La tragédie continue d’être étudiée. Xavier Messe, journaliste de renom et éditorialiste de A1, pense pour sa part que l’enfant trouvé mal coiffé aurait pu rester à l’établissement.

« Si j’avais été à la place du proviseur du lycée de Nsam, j’aurais dit à cet élève : « je ne veux plus te voir demain avec cette coiffure ! » Parce que ce n’est pas toujours prudent de demander à un enfant de rentrer chez lui », a-t-il déclaré.

Le Dr Walter Chuo, invité à la même émission, Les Prédicateurs, a demandé la démission du proviseur du lycée technique de Nsam. Seulement Henri Bomba, chargé de la communication spéciale de Mme le Ministre des Enseignements secondaires, a fait une mise au point sur le sujet. Celle-ci diffère des versions livrées par certains médias qui affirment que l’élève en question, trouvée mal coiffée, a été expulsée de l’enceinte du lycée par le proviseur en question avec la consigne d’aller se mettre en règle.

« Le mercredi 21 octobre 2026, trois élèves du lycée technique de Nsam, qui se rendaient à l’école à bord d’une même moto conduite par l’un d’eux, ont été victimes d’un accident de la circulation. Le conducteur est décédé sur place, tandis que l’un des passagers, grièvement blessé, a été plongé dans le coma. Le troisième élève ne présenterait pas de danger immédiat, selon les informations disponibles.

À noter que quelques minutes auparavant, un autre élève a été chassé de l’établissement par les surveillants pour coiffure non conforme aux dispositions du règlement intérieur. À l’annonce de l’accident mortel, certains élèves, croyant à tort que la victime était leur camarade précédemment renvoyé. En guise de représailles contre l’administration, ils se sont livrés à des actes de vandalisme contre les infrastructures et les équipements du lycée, notamment le restaurant, les bureaux administratifs, les véhicules, les salles informatiques et les tableaux numériques. Ces actes ont contraint les membres de l’administration à se mettre à l’abri », peut-on lire.

 

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