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Olivier Dussopt, le zèle du parvenu

Olivier Dussopt a-t-il parfois honte de son action politique ? Lorsqu’il parle, le ministre du Travail a souvent la voix étouffée, les joues qui rougissent et les yeux qui s’écarquillent. Si ce n’est pas de la honte, serait-ce de la timidité ? S’adoucir reviendrait pourtant à tomber dans le piège : Olivier Dussopt n’hésite pas, lui, à pilonner les droits sociaux des Français. En première ligne pour les priver de leurs plus belles années de retraite en repoussant l’âge légal de la retraite à 64 ans, le ministre est devenu l’exécuteur testamentaire zélé d’une Macronie qui a fait du mal social son mantra. Et pourtant, Olivier Dussopt, ex-PS, vient de la gauche. « Il était presque insoumis sous François Hollande, il était même contre la loi Macron », se souvient Nicolas Sansu. « Il ne cachait pas ses ambitions ministérielles. Il a pris le pas sur le reste. Depuis, son parcours ressemble à la trajectoire de la tuile qui se détache du toit : elle glisse, elle glisse, puis elle va s’écraser au sol et se briser en mille morceaux. ajoute le député PCF.

« Quand a-t-il été sincère ?

C’est que la liste de chasse d’Olivier Dussopt commence à se remplir. Avec toujours la même cible : un état social à détruire. En 2019, il attaque frontalement les fonctionnaires et les services publics en autorisant le recrutement massif de contractuels de droit privé afin d’éteindre progressivement les statuts de la fonction publique et les garanties qui vont avec. En 2022, il purge comme jamais les droits à l’assurance-chômage, réduisant drastiquement les montants et la durée des indemnisations. Les seniors sans emploi qui devront en chercher un encore deux ans, entre 62 et 64 ans, peuvent déjà le remercier. « Ça me fait vraiment mal au cœur de le voir faire ça. Il finira dans les bagages accompagné de Gérald Darmanin sur le projet de loi sur l’immigration, qui vise à criminaliser et expulser toujours plus les étrangers. Sarkozy avait Eric Besson. Macron à Dussopt », se lamente Jérôme Guedj.

Le député PS connaît bien le ministre. « Nous avons été porte-parole de Martine Aubry ensemble… Il est brillant et plastique, mais la plasticité en politique a ses limites : on ne peut pas tout dire et son contraire. L’exercice du pouvoir ne justifie pas des revirements aussi violents. Quand était-il sincère ? Quand défendait-on les 35 heures avec Martine Aubry, ou maintenant qu’il s’en prenait au monde du travail, aux droits collectifs et aux plus modestes ? demande le parlementaire. Olivier Dussopt est pourtant issu d’une famille ouvrière. Des origines modestes qu’il met souvent en avant, comme si c’était un sésame pour mieux trahir sa famille. Car qu’a-t-il fait d’autre depuis son revirement spectaculaire en 2017 ? Le 21 novembre de la même année, celui qui est encore député PS vote contre le premier budget Macron. Trois jours plus…

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