La Directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Ngozi Okonjo-Iweala, a officiellement annoncé sa candidature pour un second mandat, le lundi 16 septembre 2024.
Première femme et première Africaine à occuper ce poste depuis 2021, l’ancienne ministre des Finances du Nigéria a exprimé son souhait de poursuivre les « affaires inachevées » de son premier mandat, qui s’achèvera en août 2025.
Agée de 70 ans, Okonjo-Iweala a déjà laissé une empreinte durable à l’OMC en dirigeant l’organisation à travers des défis mondiaux complexes, tels que la crise de la COVID-19 et les tensions commerciales internationales. Dans une déclaration à Reuters, elle a souligné l’importance de continuer les réformes en cours, et de renforcer le rôle de l’OMC dans la régulation des échanges commerciaux mondiaux.
Cette candidature anticipée est perçue par certains comme une mesure stratégique, notamment pour sécuriser son poste avant les élections présidentielles américaines de novembre, une élection qui pourrait influencer les décisions de l’OMC, compte tenu du rôle prépondérant des grandes puissances dans le choix du Directeur général.
En 2021, sa nomination avait rencontré une opposition temporaire sous l’administration de Donald Trump, avant d’être confirmée après l’élection de Joe Biden. Les pays africains ont d’ailleurs formellement soutenu sa candidature pour un second mandat en juillet dernier.
Si elle est réélue, Okonjo-Iweala continuera de diriger l’OMC dans la gestion des différends commerciaux mondiaux, et œuvrera à réformer le système commercial international pour une meilleure inclusivité et efficacité.







