Un sommet destiné à décupler la capacité éolienne offshore européenne réunit lundi à Ostende, en Belgique, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. L’UE a récemment accepté de doubler la part des énergies renouvelables dans sa consommation d’énergie à 42,5 % d’ici 2030.
Focus sur l’éolien offshore : un sommet réunit neuf pays européens lundi 24 avril en Belgique pour sceller leur ambition commune de décupler leurs capacités éoliennes en mer du Nord, un défi industriel colossal pour accélérer la décarbonation du continent.
La réunion d’Ostende, où se rencontreront le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, vise à développer des parcs éoliens, des infrastructures de connexion, des chaînes industrielles, des projets d’hydrogène vert. .
Plus que des partenariats spécifiques, il s’agit de coordonner les politiques nationales, a expliqué la semaine dernière à la presse le Premier ministre belge Alexander De Croo, à l’initiative du « sommet de la mer du Nord ».
« L’essentiel n’est pas tant d’énoncer des objectifs ambitieux que d’être rapide à exécuter », a-t-il dit, appelant à renforcer la « standardisation » technologique pour construire plus vite et « mieux aligner les appels d’offres » afin de ne pas saturer les chaînes d’approvisionnement.
Les dirigeants de sept pays de l’Union européenne (France, Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Irlande, Danemark et Luxembourg – grands bailleurs de projets), de la Norvège et du Royaume-Uni seront présents.
« Ensemble, l’ambition est d’environ 300 gigawatts (GW) d’ici 2050 », a déclaré Alexander De Croo. C’est dix fois plus que les capacités actuellement installées. La prévision pour 2030 est d’au moins quadrupler la flotte actuelle, a-t-il ajouté.
Si le Royaume-Uni dispose de 14 GW d’éolien offshore et l’Allemagne de 8 GW, les capacités du Danemark, de la Belgique et des Pays-Bas se situent entre 2 et 3 GW, et celles de la France et de la Norvège autour de 0,5.
« Les ordres de grandeur sont gigantesques (…). Chez nous comme chez nos voisins, l’éolien offshore sera probablement entre 2030 et 2050 la principale source de production d’énergie renouvelable, loin devant le solaire et l’éolien terrestre. », nous observer à l’Élysée.
Dans les eaux peu profondes de la mer du Nord, des éoliennes « peuvent être installées en grand nombre » pas trop loin des côtes, « dans des conditions de vent permettant de produire beaucoup » d’énergie verte à un coût « particulièrement compétitif », ajoute la même source.
La France vise 40 gigawatts d’éolien offshore en service d’ici 2050 sur toutes les côtes.
800 milliards d’euros d’investissements nécessaires
Après une première réunion…

