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Média: le Dp de Kalara convoqué à la PJ

Christophe Bobiokono et sa consœur Irène Mbezele risquent une incarcération en lien avec un mandat délivré contre eux le 20 décembre dernier.

Le Directeur de la publication du journal Kalara, Christophe Bobiokono est convoqué àJa Division régionale de polfce judiciaire du Centre ce jour. D’après les informations du Jour, cette convocation pourrait être en lien avec le mandat d’incarcération délivré contre le journaliste le 20 décembre dernier par le tribunal de pre-rnière instance de Yaoundé centre administratif et non mis à exécution à ce jour.

S’agit-il de mettre à exécution ce mandat d’incarcération trois mois après son émission ? Ou bien s’agit-il de le lever ? Rien n’est moins sur.

Le mandat d’incarcération délivré par le tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif contre Christophe Bobiokono et Irène Mbezele cosignataires d’un article publié dans le journal Kalara en 2018 s’inscrit dans la décision du Tpi de Yaoundé centre administratif prononcée contre ces journalistes fin 2019, dans le cadre d’une procédure pénale initiée contre eux par Me Fostine Fotso, avocat au barreau du Cameroun et dépbté à l’As-semblée nationale.

Ce vendredi 20 décembre là, le verdict décernait mandat d’incarcération et surtout condamnait les journalistes à deux ans de prison avec sursis, quatre millions de Fcfa d’amendes, cinquante mille francs au titre de dépens, dix millions de francs de dommages intérêts dont quatre millions pour les honoraires des avocats de la partie civile pour “diffamation” et “outrage à corps constitué”.

Décision aussitôt contestée par les avocats de la défense qui ont introduit un recours devant la cour d’appel dès le 29 décembre 2019 au motif de violation des droits de la défense dont « le refus de permettre à la défense de faire citer ses témoins, la durée extrêmement longue de l’audience (20 heures d’horloge) et corrélativement, le refus de permettre aux mis en cause, dont une dame enceinte de bénéficier d’un temps nécessaire de repos », souligne Me Claude Assira, avocat des journalistes, dans une note de synthèse consultée par Le Jour.

Reporters sans frontières (RSF) aussi avait dénoncé vigoureusement la célérité avec laquelle la justice a jugé puis condamné le directeur de publication et sa collaboratrice « à une peine de prison pour des faits de diffamation dans une affaire qui n’a d’autre but que de réduire au silence le média d’investigation qu’il dirige », s’inquiétait Rsf.

Officiellement, l’origine de l’affaire remonte à la publication de deux articles parus dans Kalara datant d’octobre 2018 et relayant les propos qu’aurait tenus Me Fostine Fotso au cours d’un dîner.

S’appuyant sur un enregistrement de ses propos à son insu par l’un des convives, le journal relate les manoeuvres qu’elle aurait utilisées pour influencer la décision des juges dans un dossier opposant deux responsables politiques de la même famille, Me Akere Muna ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats et Mme Ama Tutu Muna ancienne ministre en charge de la Culture.

Ce mandat d’incarcération émis contre le directeur de publication et sa collaboratrice en cas de non-paiement des sommes réclamées n’a pas été mis à exécution et les journalistes sont libres de leur mouvement depuis lors. Pour combien de temps encore dans un contexte où l’opinion publique est focalisée sur la pandémie du coronavirus ?

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