Camerounactuel

Maurice Kamto ou le droit à l’illusion, par Jacques Fame Ndongo

1- Considérations générales. Le Président Paul BIYA avait prédit la situation actuelle il y a 3 décennies.

A ceux qui sont devenus amnésiques (perte de mémoire), le Secrétaire à la Communication du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Parti au pouvoir) rappelle ces propos prémonitoires de M. le Président de la République (par ailleurs Président National du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais), S.E. Paul BIYA, il y a près de trente ans (exactement, 29 ans) : il avait prévu la situation qui prévaut actuellement. Quel visionnaire ! Il concédait déjà aux illuminés (présents et à venir) le droit à l’illusion. Suivez mon regard et écoutez le Maitre. Admirez la clairvoyance et les accents visionnaires :

• « Depuis peu, la démocratie a libéré les esprits et les énergies ».

• « Le Cameroun tout entier célèbre la liberté ».

• « Les langues se délient, les ambitions éclosent ».

• « Ceux qui, hier„ n’osaient parler, s’expriment, aujourd’hui, ouvertement et, parfois bruyamment ».

• « D’autres, soudain, se découvrent une dimension nationale ».

• « D’autres, encore, veulent récupérer cette victoire en parfaite méconnaissance du rôle primordial du peuple camerounais ».

• « Ce droit à l’illusion est leur droit ».

• « C’est aussi cela, la démocratie ».

• « Mais, il faut rétablir la vérité » (S.E. Paul BIYA, Président de la République ; Yaoundé, le 4 octobre 1991, tournée à travers les provinces).

2- Observations liées à la forme

2-1- Communiqué dense et clair de M. le Ministre d’Etat, Ferdinand Ngoh Ngoh, agissant sur Très Hautes Instructions du Chef de l’Etat

A la lumière de cette leçon magistrale (magister = maitre, en latin) de M. le Président de la République qui date de 1991 et pour « rétablir la vérité », le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais a pris connaissance, avec satisfaction, du communiqué rendu public, le 21 avril 2020, par M. le Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République, à propos du drame de Ngarbuh (Donga Mantung. Région du Nord-Ouest). Il apprécie, à leur juste valeur, le contenant de ce communiqué (précision et clarté de la langue) et son contenu (densité et pertinence des faits, des arguments et des décisions du Chef de l’Etat).

Le RDPC soutient, avec ferveur et ardeur, M. le Président de la République du Cameroun, S.E. Paul BIYA, dans cet acte salutaire empreint de lucidité politique, de transparence communicationnelle, de courage décisionnel et d’humanisme managérial.

Le Secrétaire Général du Comité Central du RDPC, le camarade Jean Nkuété, demande aux militantes et militants du Parti au pouvoir, aux amis et sympathisants de notre formation politique et, par-delà ce cercle partisan, à tous les citoyens de bonne volonté, de lire et relire ce texte rigoureux pour en dégager la « substantifique moelle » (François Rabelais) et de s’inspirer de la pugnacité politique du Chef de l’Etat qui sous-tend ce communiqué, pour le quadrillage du terrain politique et l’adhésion des camerounaises et des camerounais à la vision stratégique de M. le Président de la République.

M. le Secrétaire Général du Comité Central du RDPC est satisfait de l’accueil positif qu’ont réservé aux décisions de M. le Président de la République (par ailleurs Président National du RDPC) de nombreux acteurs des milieux diplomatiques, économiques, intellectuels, médiatiques et socio-culturels au Cameroun et à travers le monde (M. l’Ambassadeur des USA à Yaoundé ; le Quai d’Orsay à Paris ; l’Union Européenne ; Mme Michelle Bachelet ancienne Présidente de la République du Chili, du 11 mars 2006 au 11 mars 2018 et qui est, aujourd’hui, Haut-Com missaire des Nations Unies aux droits de l’Homme ; Herman Cohen, ex-Secrétaire d’Etat adjoint des USA en charge des affaires africaines, de 1989 à 1993, le MANIDEM, et bien d’autres Partis, hautes personnalités et organisations internationales ou nationales).

Il constate que, malgré ce concert d’opinions favorables, le président élu … du MRC, a choisi de persévérer dans la fantasmagorie et veut induire l’opinion publique nationale et internationale en erreur pour assouvir son rêve baroque : conquérir le pouvoir, par des raccourcis anti-démocratiques.

Mais, les Camerounais ne sont pas dupes. Alors que le président élu …du MRC guette et quête le regard du peuple camerounais depuis l’élection présidentielle du 7 octobre 2018 (remportée avec panache par S.E. Paul BIYA, le champion de notre Parti, avec une majorité de 71,28 % des suffrages valablement exprimés), ce peuple mûr, intelligent, perspicace, libre et souverain se détourne avec constance et dédain des élucubrations du candidat malheureux à l’élection présidentielle (14,23 % des suffrages valablement exprimés, selon les résultats rendus publics par le Conseil Constitutionnel, qui a vidé le contentieux électoral après des débats en mondovision), incluant tous les candidats à l’élection présidentielle.

C’était, au vu des lois et règlements de la République, l’ultime recours. Tout autre commentaire relève de l’incantation oratoire qui n’a pas sa place dans le droit positif.

2-2- Les insuffisances stylistiques du texte de M. Kamto

Fidèle à son option (analyse froide, exhaustive et objective des systèmes de signes produits par les actants politiques de notre pays), le Rassemblement Démocratique du peuple camerounais a procédé à une analyse immanente de la dernière production intellectuelle du président élu… du MRC. De cet exercice, il tire les leçons suivantes :

2-3- Confusion des genres

S’agit-il d’une lettre, d’un communiqué, d’une Déclaration, ou d’un poème insipide, nul ne le sait. Cette confusion des genres littéraires ou cette absence de genre traduit une méconnaissance notoire de la science des textes et documents.

2-4- Para-texte : le président élu… du MRC reconnaît qu’il n’est le président de RIEN.

N’osant guère afficher un para-texte régalien (présidence de la République. Paix, Travail, Patrie ; Republic of Cameroon ; Peace, Work, Fatherland ; le Président de la République ; The President of the Republic ; armoiries de l’Etat du Cameroun ; cachet officiel du Chef de l’Etat), n’ayant point prêté serment, devant le Parlement selon les usages républicains et ne voulant pas (par mégalomanie et paranoïa) se contenter de la fonction de Président élu… du MRC, M. Kamto a opté pour l’ablation du para-texte (l’entête de son texte).

Il devient donc, à cause d’une hérésie typographique, président élu de… RIEN. Il signe, du reste, aussi laconiquement qu’ubuesquement, « professeur Maurice Kamto, président élu ». Président élu de quoi ?

D’un club de football (puisqu’il est « tireur de pénalty ») ? D’une chorale (puisqu’il est le chantre d’une « renaissance » chimérique du Cameroun) ? D’une association de schizophrènes (puisqu’il vit dans les nuages d’une présidence de la République qu’il situe non pas à Etoudi mais dans son imagination vagabonde et féconde I) ?

2-5- Fautes élémentaires de langue

Quel qu’il soit, un texte doit être écrit correctement (syntaxe, orthographe, lexique, rhétorique, stylistique…).

2-5-1- Syntaxe

Comme dans la majorité des textes du président élu… du MRC (ou de RIEN), la correction de la langue n’est pas « la chose du monde la mieux partagée » (René Descartes). Quelques exemples : à la première ligne de son texte, il met des guillemets à l’audience (accordée, le 16 avril 2020, à M. l’Ambassadeur de France au Cameroun par le Président Paul BIYA). Qu’il lise (ou relise ?) le Bon usage. Grammaire française de Maurice Gré-visse, 1228 p.).

Il comprendra (ou il se souviendra ?) que l’on ne met pas les guillemets au gré de ses humeurs, (p. 1149) ou du désir de tourner en dérision un fait réel alors qu’il est avéré (l’au-dience a bel et bien eu lieu, au Palais d’Etoudi, le 16 avril 2020 à 15h). Le tweet du Président Paul BIYA et celui de l’Ambassa-deur de France

2-5-2- lexique

A propos, justement, de cette audience réelle (et non pas fictive ou imaginaire comme l’insinuent les guillemets), M. Kamto évoque (lignes 2 et 3), une « audience » accordée, le 16 avril 2020, à M. l’Ambassadeur de France au Cameroun par la Présidence de la République en fonction…

Le terme « Ambassadeur de France » dénote une personne physique, alors que « la présidence de la République » est une personne morale voire des bâtiments ou une Institution. Donc, pour M. Kamto, une personne physique a été reçue par une personne morale (il s’agit d’une figure de style appelée synecdoque, mais mal usitée par M. Kamto).

C’est comme si l’on écrivait : « l’amphithéâtre x a dispensé un cours à l’étudiant y » ; ou bien « le dé-canat en fonction (au lieu du doyen en fonction) a délivré une attestation de réussite x à l’étudiant y. Nous savons tous qu’aucun décanat ne peut être en fonction (c’est le bon sens élémentaire) ».

La velléité de marginaliser le Président Paul BIYA dans ses fonctions régaliennes amène M. Kamto à éviter la personne physique (M. Paul BIYA) pour la remplacer par la personne morale ou l’institution voire des locaux dont M.

Kamto revendique, par une grotesque sublimation psychanalysable, le transfert du pouvoir qu’il réclame à hue et à dia (il serait le vrai Président de la République, par un phénomène de somnambulisme politique).

2-5-3- Abomination grammaticale

M. Kamto commet une faute de syntaxe abominable (lère ligne, page 2 de son texte) «… qu’elles auraient collaboré avec les Organisations… ». Le verbe français « collaborer » vient du latin classique « cum laborare » (travailler avec). Celui qui écrit « collaborer avec » commet une tautologie, un pléonasme ou un solécisme, selon la nuance rhétorique que l’on veut mettre en exergue. L’habitude, la pratique et l’indulgence ne créent pas la norme grammaticale.

2-5-4- Orthographe

Le substantif « événement » (accent aigu aux deux premières voyelles : c’est l’orthographe classique et pure, ainsi que le souligne Maurice Grévisse dans Le Bon usage. Grammaire française, avec des remarques sur la langue française d’aujourd’hui. p. 50, renvoi en bas de page numéro 1) vient du latin classique « evenire » (se produire, avoir lieu), « eventum » (supin).

Ce verbe se prononçait, en latin classique (celui que parlait et écrivait Cicéron) avec deux « e » fermés pour les deux premières voyelles. D’où.l’orthographe française classique et pure = événement. L’aperture de la deuxième voyelle (qui est devenue, par indulgence orthographique « e » ouvert, c’est à dire avec accent grave), est une « licence » stylistique récente.

Mais, la norme orthographique « pure exige deux « e » fermés, c’est-à-dire avec un accent aigu pour chacun. Du reste, tous les dictionnaires prescrivent d’abord deux « e » fermés puis, facultativement, le premier « e » fermé ou avec accent aigu et le deuxième ouvert, c’est à dire avec accent grave. Mais, l’orthophonie (science de la prononciation) recommande un « e » ouvert. Il reste entendu que pour un texte écrit, l’orthographie l’emporte sur l’orthophonie.

Champ sémantique

Plusieurs mots utilisés par M. Kamto relèvent de l’affichage sémantique (langage ornemental) et ne correspondent pas au contenu réel (leur signifiant ne correspond pas à leur signifié). Exemples : il postule la suffisance du Président de la République et le mépris du Chef de l’Etat vis-à-vis des Camerounais qui souffrent.

Il s’agit d’une volonté de travestir la vérité car, il est de notoriété publique que le Chef de l’Etat n’est ni suffisant ni méprisant. Il est courtois, raffiné, policé, humain, niais ferme et déterminé. Tous ceux qui l’ont approché le savent et l’affirment.

Les décisions qu’il vient de prendre s’agissant des 360 arrondissements du Cameroun, victimes du COVID-19, de la commutation et de la remise des peines à de nombreux prisonniers, de la reconstruction du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ou des directives liées à la nécessité de prévoir des sépultures dignes aux morts de Ngarbuh et de procéder à des indemnisations appropriées au bénéfice des ayants-droit, pour ne citer que les cas les plus récents, prouvent que les mots utilisés par M, Kamto relèvent de l’hyperbole littéraire, de la fiction romanesque, voire de la barbarie sémantique.

Et que dire des actes humanitaires et caritatifs constants de La Digne Epouse du Chef de l’Etat, Mme Chantal BIYA, dont il est le Pygmalion ? De toute évidence, dans ce registre, comme dans bien d’autres, le président élu du… MRC est hors sujet.

2- 5-6- Communication politique

Selon les circonstances, le président de la République utilise la technique communicationnelle qui lui’ convient : tweet, message radio-télévisé, lettre aux Camgrounais, (comme il le fit le 3 novembre 2010, lorsqu’il évoqua le « fighting spirit » des Lions Indomptables).

Nul ne peut lui imposer le choix exclusif d’une technique de communication, car il sait ce qu’il veut, où il va et ce qu’il fait. C’est un communicant avisé et responsable.

Rappel : la communication est polysémique. Elle n’est pas univoque. N’imposez par un discours, là où une image est appropriée, comme celle du 16 avril 2020 (audience accordée à M. l’Ambassadeur Christophe Cuilhou), qui mit M. Kamto K O. Il ne parle plus de « Président démissionnaire », « de vacance de la Présidence de la République » ou de saisine du Président de l’Assemblée Nationale. Ces fantasmes sont rejetés aux calendes grecques.

3- Contenu du texte de M. Kamto : vacuité

Le contenu du texte de M. Kamto contient trois fautes volontaires qui le ravalent au rang de navet.

3-1- Un mensonge ostentatoire et comminatoire (le Président de la République a agi « sous la pression extérieure »). M. Kamto feint d’ignorer que le Président de la République n’a qu’un seul maitre : le peuple camerounais. J’avais rappelé cette vérité de La Palice lors de mon interview à « Jeune Afrique » n°3086, du 1er au 7 mars 2020, p. 28.

Le Président Paul BIYA ne se soumet à aucune pression extérieure ou intérieure. Toutes ses actions et tous ses actes sont sous-tendus par la satisfaction des intérêts légitimes du peuple camerounais, libre et maitre de son destin.

3-2- Un canular (« qui sont ceux qui, dans l’armée, au sein des institutions de l’Etat, dans l’administration, au sein de la société civile, ont ordonné, supervisé, couvert et ou tenté de manipuler l’opinion nationale et internationale ? ».

(Dixit le président élu… du MRC).

M. Kamto tente (en vain et maladroitement) d’attribuer les événements de Ngarbuh au régime du Renouveau national, et à ses démembrements, y compris l’Armée de la République dont le professionnalisme, le loyalisme et le patriotisme ne font l’ombre d’aucun doute. Dans l’interview à « Jeune Afrique » ci-dessus visée, je soulignais que « les forces de défense et de sécurité garantissent la paix et l’intégrité territoriale.

Elles agissent avec mesure, professionnalisme et efficacité. Quand il y a des fautes dûment constatées et avérées, les éléments qui commettent des infractions sont punis de manière exemplaire ; c’est l’impunité zéro » (p. 29.). Le communiqué du Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence de la République corrobore cette assertion.

Quelques éléments des forces de défense ne peuvent pas agir au nom de toute l’armée, tout comme une hirondelle ne fait pas le printemps. La démarche de M. Kamto s’appelle en logique (cours de philosophie, classe de Terminale) une induction. Or, l’esprit scientifique recommande la déduction (observation, hypothèse, vérification, loi).

Au demeurant, le Chef de l’Etat vient d’éclairer sur l’opinion nationale et internationale sur ce qui s’est passé à Ngarbuh dans la nuit du 13 au 14 février 2020. Le RDPC accorde du crédit (credere = croire en latin) au texte de M. le Ministre d’Etat, Secrétaire Général de la présidence de la République qui est sans équivoque. Le géno-texte (texte caché) n’existe que dans l’imagination burlesque de celui qui veut attribuer la survenue de ces événements tragiques à une horde de Huns ou de Wisigoths dont il postule l’existence occulte mais dont il ne dévoile pas l’identité, selon la technique bien connue du camouflage littéraire qui n’est, souvent, qu’un canular.

L’on serait bien curieux de connaître les noms et les prénoms de ces personnages cyniques et sado-masochistes qui auraient commandité les événements de Ngarbuh au nom du régime de Yaoundé. Le RDPC est toute ouïe. Mais, il est fort à parier que ce sont des noms imaginaires, sortis des contes des mille et une nuits.

3-3- Aucune allusion aux atrocités quotidiennes perpétrées par les prétendus « Ambazoniens ». Sont-ils des anges ?

Les loufoques « Ambazoniens » tuent, volent, violent, incendient, pillent, détruisent, saccagent sans scrupules et, à qui mieux mieux, bébés, enfants, nonagénaires, septuagénaires, etc.. Leurs victimes sont multiples (militaires, gendarmes, policiers, prêtres, pasteurs, imams, écoliers, lycéens, étudiants, maitres, professeurs, cultivateurs, pêcheurs, éleveurs, chauffeurs de taxis, conducteurs de motos, vendeurs à la sauvette, hauts responsables politiques, administratifs, économiques, membres de la société civile etc.). M. Kamto n’en parle pas.

Il se complait dans un silence cadavérique. Sa cible est claire : le régime de Yaoundé (dont il fit partie pendant sept ans et dont il ne stigmatisa aucune impéritie supposée ou présumée). Ce manichéisme éhonté procède d’un disque usé. Que le président élu… du MRC ou de RIEN invente une autre musique qui correspond au BIEN, au BEAU, au VRAI. En est-il capable ? Rien n’est moins sûr.

3-4- L’auto-dérision : un piège

En réalité, M. Kamto se tourne lui-même en dérision. C’est ce qu’on appelle, en rhétorique, le chleuasme. Il s’engouffre dans un piège qu’il aura lui-même posé et il érode sa propre crédibilité politique. Le sait-il ?

Quant au Président de la République, il est convaincu d’un fait : « le peuple n’est pas dupe ; il sait bien discerner la vanité de la vérité. Il sait distinguer les artifices des réalités » (Yaoundé, le 4 octobre 1991).

*Pr Jacques FAME NDONCO, Secrétaire à la Communication du RDPC, Membre du Bureau Politique

Source: Cameroon Tribune

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