Maurice Kamto critique vivement le rôle d’une partie des universitaires africains dans la vie politique du continent, les accusant de contribuer, selon lui, à la consolidation de régimes autoritaires et à l’affaiblissement des mécanismes constitutionnels.
Dans sa traditionnelle prise de position du lundi baptisée « La Pensée de MK », l’ancien président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) s’en prend particulièrement aux universitaires d’Afrique francophone qui, selon son analyse, mettraient leur expertise au service de dirigeants qu’il accuse de vouloir « instaurer ou perpétuer des régimes tyranniques ».
« Ils sont allés chercher la lumière, parfois jusqu’à l’étranger, pour venir plonger leurs pays dans les ténèbres ! », écrit-il.
Lire la sortie de Maurice Kamto :
« LA PENSÉE DE MK _N° 127-2026
Ils sont allés chercher la lumière, parfois jusqu’à l’étranger, pour venir plonger leurs pays dans les ténèbres ! La plupart des universitaires d’Afrique dite francophone recherchent la notoriété scientifique pour aider leurs dirigeants véreux à instaurer ou perpétuer des régimes tyranniques, à piétiner la Constitution qu’ils appellent en même temps la Loi fondamentale.
Ils défendent sans vergogne sa violation, les changements constitutionnels fondamentaux par de simples révisions parlementaires, sans recours au référendum, des changements anticonstitutionnels de gouvernement au nom de la souveraineté du Président de la République qui serait supérieure à la souveraineté du Peuple qui est pourtant la source de toute autre souveraineté dans une République.
Ainsi, toutes les limitations du nombre de mandats présidentiels insérées dans les constitutions des années 1990 ont été supprimées par de simples manipulations constitutionnelles. Là où elles ont survécu elles ont succombé à l’épreuve du 3e voire du 4e mandat. Au total, il y a eu dans nos pays plus de coups d’Etat constitutionnels que de coups d’Etat militaires au cours des quatre dernières décennies. Assurément, nombre d’universitaires africains ne sont pas moins comptables de nos malheurs que les gouvernants. »

