Camerounactuel

Massacres de Ngarbuh : Me Michèle Ndoki demande la démission de certains membres du gouvernement

L’avocate et militante du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun charge les membres du gouvernement qui avaient préalablement nié les exactions imputées à l’armée, et les appelle à libérer le planchée.

Il s’agit notamment du ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Béti Assomo, du ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji et du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi.

Sur les antennes de la chaine de télévision privée Equinoxe TV et lors de l’émission « Équinoxe Soir », ce 22 avril 2020, Me Michèle Ndoki, et présidente du directoire des femmes du parti de Maurice Kamto, n’a pas été tendre avec ces membres du gouvernement.

Responsabilités des membres du gouvernement suscités

A son avis, les membres du sérail camerounais doivent démissionner au regard de leur échec après la publication du communiqué du ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République qui résume le rapport d’enquête prescrit par le Chef de l’Etat suite au massacre de Ngarbuh survenu dans la nuit du 13 au 14 février 2020.

«Nous refusons de dire que simplement parce que vous occupez une fonction, vous êtes complices de ces erreurs. Trois personnes ont déjà montré leur complicité (…) la question qui vous est posée: est-ce que vous allez rester complices des horreurs qui se passent en votre nom, parce que si vous n’êtes pas complices, il faut le démontrer en demandant la publication du rapport intégral», déclare-t-elle.

Me Michèle Ndoki enfonce le clou

«Dans un pays normal, les trois ministres que sont, le ministre de l’Administration Territoriale, le ministre de la Communication et le ministre de la Défense (…) auraient démissionné. La vérité, c’est qu’ils ne démissionneront pas», estime la présidente du directoire des femmes du MRC.

Ces trois membres du gouvernement ont en commun d’avoir bruyamment et aveuglement défendu les forces de défense et de sécurité, accusées d’être responsables des massacres au village de Ngarbuh le 14 février dernier. D’aucuns ont même menacé de nuire à l’existence de certains médias et même des ONG, qui avaient osé pointer un doigt accusateur sur l’armée. Ils ont pourtant été désavoués par le rapport de la commission d’enquête mise sur pied par Paul Biya pour faire la lumière sur cette affaire.

Partager

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on whatsapp
Share on telegram
Share on email

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Dernières nouvelles