Marion Wagon, Estelle Mouzin, Lucas Tronche… quand l’enquête piétine, que peut faire la justice ?

Cameroun Actuel
3 Min Read

l’essentiel
Près de 50 000 personnes disparaissent chaque année en France selon l’association Assistance et recherche de personnes disparues. Même si la majorité des cas se terminent bien, environ 10 000 disparus, dont 10 % de mineurs, ne sont jamais retrouvés, et les mystères qui entourent ces disparitions sont difficiles à élucider.

Alors que l’enquête sur la disparition du petit Emile, 2 ans et demi, est au point mort depuis onze jours, l’affaire, jugée « complexe », vient d’être confiée à deux juges d’instruction. Une étape qui annonce une nouvelle étape dans l’enquête. Mais comme dans certains cas similaires de disparition d’enfants, l’enquête peut prendre des années. Voici ce qui peut maintenant arriver dans ce type de fichier.

L’enquête judiciaire pour compléter le champ

Ces disparitions, qualifiées d’inquiétantes, notamment celles de mineurs, font l’objet de recherches appropriées. Quand les investigations de terrain ne donnent rien, l’information judiciaire complète le dispositif, comme ce que devraient engager les juges d’instruction désignés dans l’affaire de la disparition du petit Emile.

« Auditions immédiates de témoins, constatations en police technique et scientifique, environnement social et numérique de la personne disparue, exploitation de la vidéosurveillance », doivent guider la suite de l’enquête et permettre de déterminer des « hypothèses de travail » pour les enquêteurs, explique la gendarmerie nationale.

L’échantillon d’ADN du disparu

La section recherche prend alors le relais. Elle auditionne la famille, les amis, effectue des perquisitions au domicile de la personne disparue, saisit des éléments personnels pour prélever de l’ADN afin de pouvoir procéder par la suite à d’éventuelles comparaisons de profils génétiques.

Un acte essentiel, qui n’a été accompli que récemment dans l’affaire de la disparition de la jeune Marion Wagon, 10 ans, qui tient les Français en haleine depuis 1996. « 25 ans pour se rendre compte qu’ils n’ont même pas l’ADN de Marion », a regretté l’avocat de la famille, Me George Catala, à l’occasion de la sortie du documentaire « Marion et moi ». Il a alors pointé « une erreur majeure » des enquêteurs.

Preuve de l’utilité de cette approche, l’ADN partiel d’Estelle Mouzin, disparue à l’âge de 9 ans en 2003 à Guermantes, a été retrouvé en 2020 sur un matelas saisi au domicile de la sœur de Monique Olivier, épouse du tueur en série Michel Fourniret. Ce dernier avait reconnu être impliqué dans la disparition d’Estelle Mouzin la même année.

Repousser la prescription

Chaque année, 10 000 disparitions non résolues deviennent des « cold cases », des affaires classées sans suite. Si dans certains cas il peut y avoir « une forte présomption…

Lire la suite de l’article sur nouvelles-dujour.com

Share This Article
Suivez les dernières nouvelles de dernière minute et les développements du Cameroun et du monde entier avec Cameroun Actuel. De la politique à l'économie et à l'environnement, des problèmes locaux aux événements nationaux et aux affaires mondiales, nous avons ce qu'il vous faut.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Activer les Notifications OK Non Merci