BAIE-SAINT-PAUL et SAINT-URBAIN | Plongés dans une douleur indicible, les proches des deux pompiers volontaires disparus à Saint-Urbain s’interrogent sérieusement sur la décision qui les a conduits à se lancer dans un périlleux sauvetage sur les flots déchaînés.
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« Ils ont envoyé un enfant de 23 ans qui ne savait pas nager sur un bateau sur une rivière torrentielle. A quoi s’attendaient-ils ? Ils ont tué mon fils ! lâche Davy Lavoie en étouffant un sanglot.
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUÉBEC
Lundi, son fils Christopher, pompier volontaire à Saint-Urbain depuis un an et demi, et son collègue Régis Lavoie, 55 ans, ont été envoyés au rang Saint-Georges pour évacuer des résidents dont la résidence menaçait d’être emportée par la rivière du Gouffre. .
Le duo, qui était équipé de gilets de flottaison, selon M. Lavoie, serait pourtant tombé à l’eau lors de l’intervention sous la force du courant, en début d’après-midi. C’est la dernière fois qu’ils ont été vus.
La fille de Régis Lavoie (pas de relation proche avec son collègue) est aussi dans l’incompréhension la plus totale. Elle souligne que les citoyens survivants ont finalement été secourus par hélicoptère quelques heures plus tard.
« Où est mon papa ? »
« Mon père était un héros pour tout le monde. Toujours aidant, jamais capable de dire non. Pire, je l’ai perdu… Je l’ai perdu. Oui, il est mort en héros, mais je suis tellement en colère contre celui qui l’a envoyé là-bas. Ce n’est pas possible. C’est un cauchemar », dit-elle, dissimulant à peine sa consternation.
Elle affirme que le véhicule tout-terrain amphibie utilisé par son père n’appartenait même pas aux pompiers, mais à sa sœur.
« Où est mon papa ? Où est-il? », déplore la jeune femme. « J’attends un enfant. Je voulais que mon père rencontre mon enfant… »
Selon elle, « c’était sans jugement » d’ »envoyer deux personnes qui ont des familles, comme tout le monde, sur l’eau, comme ça, quand le courant était… ça n’avait pas de sens ».
Son père savait nager, mais avec la violence de l’eau et sa combinaison de pompier, ses chances étaient minces, estime-t-elle.
Pompier volontaire pendant vingt ans, Régis Lavoie a été dans la vie gardien de sécurité, nettoyeur à l’hôpital de Baie-Saint-Paul et assistant de santé et de services sociaux (ASSS) au CIUSSS.
Photo fournie par Marylou Lavoie
Régis Lavoie, pompier volontaire recherché à Saint-Urbain.
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En colère, le père de…



