La porte-parole de la diplomatie russe dénonce le trafic d’organes en Ukraine. Maria Zakharova affirme que ce commerce illégal bat son plein sur le marché noir. Ce n’est pas la première fois que de tels soupçons visent le pays.
C’est une accusation dont l’Ukraine avait déjà fait l’objet quelques années plus tôt : selon Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, l’Ukraine est l’un des chefs de file des principaux trafiquants d’organes dans le monde.
Dans un article publié le 7 août dans le Rossiyskaïa Gazeta, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères indique que ce commerce illégal serait ainsi en plein essor sur le marché noir. Sur le darknet, une boutique proposerait ainsi un cœur, un foie ou un rein à partir de 5 000 euros et des services rapides (de 48 à 60 heures) aux pays européens, livrant de tels organes pour des sommes allant de 12 000 à 25 000 euros.
Cette plate-forme commerciale serait entre les mains de membres de l’ancienne Armée de libération du Kosovo (UÇK), qui avaient pratiqué le trafic d’organes sur des soldats, des civils et des dissidents serbes de la guerre en Yougoslavie.
🇷🇺 🖋 Article de Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, « Leader mondial des greffes de Noirs : en Ukraine, les organes sont vendus en ligne et hors ligne », publié le 7 août dans le journal « Rossiyskaya Gazeta » :
👉https://t.co/zGZHsL8tKDpic.twitter.com/jExycV71k6— La Russie en France (@AmbRusFrance) 7 août 2023
Un marché international ?
En mai dernier, le général de division Vladimir Ovchinsky, ancien directeur du bureau russe d’Interpol, avait lancé les mêmes accusations contre le pays. Selon lui, les forces armées ukrainiennes contribueraient à un sombre trafic d’organes sur les morts et les blessés de guerre. Vladimir Ovchinsky avait indiqué que de telles exactions auraient également affecté des prisonniers de guerre russes et des civils ukrainiens qui auraient eu le malheur de se trouver « au mauvais endroit au mauvais moment ».
C’est en utilisant la couverture d’organisations humanitaires que les trafiquants d’organes alimentent un marché noir dynamique. Selon le major-général, c’est en Turquie, en Inde, en Israël et en Corée du Sud que ce marché macabre trouverait le plus de débouchés, une information qu’Israël s’est empressé de contester.
Plusieurs cas avaient déjà suscité des inquiétudes
En mars 2022, au début du conflit, les ONG et les institutions européennes craignaient également que l’afflux de réfugiés vers les pays voisins ne soit une aubaine pour les réseaux mafieux et un trafic atroce d’êtres humains et d’organes.
L’Ukraine avait d’ailleurs déjà été accusée de commettre de telles exactions : en 2014,…

