L’ONU déplore l’approbation mardi de la loi géorgienne sur l’influence étrangère qui encadrera le fonctionnement des ONG et des médias. Celle-ci sape les libertés fondamentales, a affirmé mercredi à Genève le Haut commissaire aux droits de l’homme Volker Türk.
« Les autorités et législateurs ont choisi de ne pas écouter les nombreuses mises en garde de défenseurs des droits humains et des organisations de la société civile », a affirmé l’Autrichien. Il redoute un effet « significatif » pour les libertés.
Toutes les institutions qui reçoivent plus de 20% de leur financement de fonds étranger seront désormais considérées comme « oeuvrant dans l’intérêt d’une puissance étrangère ». Elles devront être enregistrées avec cette référence.
Ces organisations vont s’exposer à « une stigmatisation » et à une méfiance, ou même une hostilité, a ajouté M. Türk. Elles pourraient être contraintes de réduire leurs activités.
Le Haut commissaire appelle à nouveau à abandonner cette législation et demande aux autorités d’établir un dialogue avec la société civile et les défenseurs des droits humains. Il demande aussi des investigations « rapides » sur les accusations de recours excessif à la force contre les manifestants qui avaient dénoncé ces dernières semaines le projet de législation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

