l’inquiétante prolifération des sangliers dans le Tarn

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Animal opportuniste, le sanglier continue de gagner du terrain dans le Tarn, s’aventurant aux abords des villes, où il laboure champs et jardins. Près de 6000 animaux par an sont prélevés dans le département, sans que cela enraye le phénomène.

Pas une semaine ne se passe sans que quelqu’un lui parle du sanglier. Agriculteur et chasseur, Stéphane Lamberto, 52 ans, porte les deux casquettes. A la FDSEA du Tarn, il est responsable de la faune. « Les sangliers sont partout. On les retrouve maintenant jusqu’à l’entrée des villes ». Pour étayer son propos, il rappelle la vidéo prise par un habitant de Cantepau à Albi avec un sanglier errant tranquillement dans une rue de son quartier (notre édition du 3 mars 2023).

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Pour réguler leur nombre, les chasseurs se montrent d’excellents tireurs. Dans notre département, ils ont tué plus de 6 000 l’an dernier. Un conseil de chasse qui a doublé en 10 ans : « Notre département n’est pas le plus impacté. Nos voisins de l’Aveyron ont pris 10 000 animaux sur la même période », souligne Christian Barbe, président de la Fédération des chasseurs du Tarn.

Stéphane Lamberto confirme : « Dans mon secteur, près de Sivens, on est passé de 10 dans les années 1980 à 70 sangliers tués par an ». Aujourd’hui, on retrouve sa présence sur tout le territoire. « Des régions comme le Gaillacois et le Lauragais étaient relativement préservées jusqu’à ces dernières années. C’est fini. En février, un automobiliste m’a appelé, des sangliers venaient de lui couper la route. Je tombe sur une entreprise de 25″.

Des hivers trop doux favorisent la prolifération

Il est catégorique : « Le sanglier est un gros souci, un ravageur ». Il souhaite que la chasse soit ouverte plus longtemps, qu’on mette fin à la lourdeur administrative pour déclarer les chasses : « Qu’on nous donne plus de moyens pour pouvoir tirer », résume-t-il.

Du côté de la Fédération de chasse, cette forte présence de l’animal est notamment attribuée à l’évolution des pratiques agricoles : « Il existe désormais de nombreuses grandes cultures céréalières dont le sanglier est friand, comme le maïs. Au printemps, les grands champs de colza leur servent aussi de refuges ».

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Le président des chasseurs pointe également les zones inaccessibles ou interdites à la chasse : « ils favorisent leur prolifération. On y trouve des bandes de 20 à 30 sangliers, parfois même plus ». Pour le monde agricole, si le sanglier est vécu comme une calamité. Chez les jardiniers amateurs aussi, ça claque ferme. Sur les hauteurs, près de Saint Gauzens, Didier est dans le…

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