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L’inflation repart à la hausse en avril

La Réserve fédérale américaine (Fed) a maintenu mercredi ses taux d’intérêt inchangés. Elle fait état de l' »absence de progrès » récents sur le front de l’inflation, mais annonce qu’elle dégonflera moins vite le volume d’actifs à son bilan à partir de juin.

La banque centrale américaine a laissé ses taux au plus haut depuis plus de vingt ans, entre 5,25 et 5,50%, fourchette au sein de laquelle ils évoluent depuis juillet, a-t-elle annoncé dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion.

Cela a pour effet de maintenir à un niveau élevé les taux d’intérêts des prêts immobiliers, des cartes de crédit, des prêts automobiles … afin d’empêcher les prix de continuer à flamber.

Et le président de la Fed, Jerome Powell, a prévenu lors d’une conférence de presse qu’il faudrait sans doute « plus de temps que prévu » avant d’avoir confiance dans la baisse de l’inflation. Comprendre que les taux resteront élevés plus longtemps.

Il s’est gardé de toute prédiction sur le moment où les taux entameront leur recul, entre crainte de voir les prix flamber de nouveau, et inquiétudes, à l’inverse, que cela ne pèse trop fort sur l’activité économique.

Jerome Powell a toutefois jugé « peu probable que le prochain mouvement sur les taux soit une hausse », la politique monétaire étant selon lui et ses collègues « suffisamment restrictive » sur la durée.

Sur le moment, cela a fait bondir Wall Street.

« Repoussées, pas annulées »

Les marchés, qui étaient pleins d’espoir de voir les taux commencer à baisser en juin, misent désormais plutôt sur septembre ou novembre, selon l’estimation de CME Group.

« Le moment de la première baisse des taux dépendra d’une modération durable de l’inflation », note Nancy Vanden Houten, économiste pour Oxford Economics.

Mais le message est que « les baisses de taux sont repoussées, pas annulées », souligne Krishna Guha, économiste pour Evercore, société de conseil en investissements.

Le Comité de politique monétaire (FOMC) a, dans son communiqué, fait état de l' »absence de progrès supplémentaires » au cours des derniers mois sur le front de l’inflation, pour la voir rejoindre l’objectif de 2%.

La courbe des prix semblait pourtant sur la bonne trajectoire. Mais depuis janvier, elle est repartie à la hausse, à 2,7% sur un an en mars, selon l’indice PCE privilégié par la Fed – celui qu’elle souhaite ramener à 2% -, et à 3,5% selon l’indice…

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