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Liberté de la presse au Cameroun : le Redhac vole au secours d’un journaliste proche du MRC

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale dénonce les menaces et intimidations à l’encontre du journaliste Serge Aimé Bikoï.

Le 20 septembre 2022, le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (Redhac) a sorti un communiqué en rapport avec la situation du journaliste Serge Aimé Bikoï connu pour être proche du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC).

« Depuis le 14 septembre 2022, des sources crédibles font état de ce que Monsieur Serge Aimé Bikoï, par ailleurs Rédacteur en chef de Panorama papers et chroniqueur au quotidien « Le Messager » est désormais dans le collimateur des services de renseignements camerounais qui sont déterminés à nuire à sa profession auprès de son employeur le nommé Lucien Wantou Siantou. En effet, Monsieur Serge Aimé BIKOI, est non seulement reproché d’être un journaliste appartenant à un parti d’opposition dénommé Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), mais également d’être « un journaliste qui influence le régime en place ». Il ne cesse alors de recevoir au quotidien des menaces et intimidations de toutes sortes et est régulièrement suivi par des individus en civil », écrit le Redhac.

Exprimant son soutien au journaliste Serge Aimé Bikoï, le Redhac condamne « avec fermeté les menaces, intimidations et filatures des agents de renseignements dont il fait l’objet actuellement,  s’insurge contre l’acharnement à la profession de journaliste et toute manœuvre d’arrestation, de tentative d’élimination ou d’enlèvement ».

Le Redhac Demande que Serge Aimé Bikoï  ainsi que tous les journalistes victimes des menaces et représailles de toutes sortes puissent exercer en toute quiétude et que les auteurs et commanditaires des actes de menaces et d’intimidations dont il est victime soient recherchés et présentés à la justice afin de répondre de leurs actes. Aux autorités du Cameroun, le REDHAC :

– Tient pour responsable le Gouvernement du Cameroun en cas de disparition forcée de Serge Aimé Bikoï;

– Demande que soient assurées la protection et la sécurité physique, psychologique et morale de Serge  Aimé Bikoï;

– Exige que cesse toutes formes de menaces et d’intimidations sur les Défenseur(e)s des Droits Humains, les journalistes, activistes et blogueurs qui ne font que leur travail de Promotion, Protection et de Défense des Droits Humains ;

– Exhorte à continuer à respecter les conventions et instruments régionaux et internationaux librement ratifiés relatifs aux droits humains, aux syndicats, aux partis politiques, aux journalistes et aux Défenseur(e)s des Droits Humains au Cameroun Enfin, le REDHAC :

– Encourage le gouvernement camerounais à protéger efficacement les Défenseurs des Droits Humains, en adoptant une loi portant « Promotion et Protection des Défenseurs des Droits Humains », ainsi proposée par le REDHAC depuis 2018.

 

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