L’hôpital associatif du centre-ville de Toulouse, éminemment stratégique dans la qualité des soins prodigués aux plus démunis, est à un tournant de son histoire. Afin d’assurer son avenir, la structure a besoin de 15 millions d’euros pour moderniser son activité.
La direction de l’hôpital Ducuing a mis les petits plats dans les grands. Il s’agissait de montrer à un parterre d’élus, dont Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, à quel point cet établissement de santé à vocation sociale était fondamental pour la qualité des soins au centre-ville toulousain.
Le raout a eu lieu vendredi 21 avril. L’hôpital associatif créé après la Seconde Guerre mondiale par les républicains espagnols se lance dans un programme d’investissements très ambitieux, notamment dans l’immobilier. « Dans un univers très concurrentiel, il est impératif de moderniser notre offre de soins sous peine de voir notre hôpital disparaître, explique Claudine Regourd, la présidente des Amis de la médecine sociale (AMS), l’association qui gère l’établissement, mais pas à n’importe quel prix. . Il est hors de question de surcharger les honoraires ou de rogner sur des activités médicales moins rémunératrices. »
Le centre hospitalier, dont 22,4% de la population patiente est en situation précaire, a besoin de 15 millions pour lancer sa campagne d’investissement. Cathy Garcia, la directrice de l’établissement, détaille les grandes lignes : « Notre objectif est de devenir l’hôpital « phare » du centre-ville. Pour cela nous allons surélever nos bâtiments. Cela permettra de réhabiliter l’existant avec améliorer l’offre hôtelière et changer notre image auprès du grand public. Nous pourrons installer les lits déjà autorisés par l’ARS (10 NDLR) et fluidifier le parcours de soins. Nous développerons également les hospitalisations ambulatoires et de jour qui sont de plus en plus nécessaires ».
« Je suis superstitieux »
Elle n’a alors que brièvement évoqué « le développement de nouvelles activités »: « Je suis superstitieuse, je préfère ne pas déflorer notre stratégie », mais on peut s’attendre à des annonces majeures dans les mois qui viennent notamment sur le suivi régulier de certaines pathologies graves. Sur l’état actuel des finances de la structure, le cadre n’a pas voulu chiffrer le montant du déficit mais que l’hôpital s’est efforcé de le réduire.
En attendant cette campagne d’investissement extrêmement importante, la direction de l’hôpital Ducuing mène une politique active afin de faire reconnaître la qualité de ses soins. Comme l’explique Catherine Garcia : « Cette année, nous avons obtenu le label Labelix (1) obtenu pour la qualité de nos services d’imagerie. Nous devrions bientôt obtenir le label Ihab (2) en cours en obstétrique ».
Les retours des utilisateurs sont également excellents, selon les questionnaires de…

