L’évolution du climat via la lecture de quelques dépêches

Cameroun Actuel
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Le réchauffement climatique en cours engendre déjà une multitude de conséquences observables à travers le monde. En ce week-end de Pâques, on apprenait que la température moyenne à la surface des océans avait atteint début avril 2023 le niveau record de 21,1°C. C’est du jamais vu depuis le début des enregistrements par satellite en 1981, selon les données fournies par la National Oceanic Atmosphere Administration. Nous n’avions pas connaissance de cette information le 6 avril, lorsque nous avons lu et sélectionné quelques dépêches publiées par l’Agence France Presse (AFP) sur diverses causes du réchauffement actuel, mais aussi sur la contestation du phénomène. Postée à 2h30 du matin, la première de ces dépêches s’intitulait : « Aux Etats-Unis, un manuel climatosceptique envoyé dans les écoles sème le trouble ». Selon les scientifiques qui se sont entretenus avec l’AFP, « le livre est truffé d’affirmations trompeuses. Il insinue notamment que la hausse du niveau de CO2 a un impact positif sur les cultures et les récifs coralliens, que la baisse des chutes de neige est négligeable, que la montée des eaux ne s’accélère pas et que les canicules ne sont pas importantes ». Néanmoins, l’éditeur de ce livre, lui-même climatologue au Heartland Institute Sterling Burnett, a déclaré à l’AFP : « Nous avons confiance en nos données ». A 3 heures du matin, une autre dépêche de l’AFP faisait état de la sécheresse qui touche actuellement l’Argentine en ces termes : « des épis de maïs rabougris, des plants de soja grillés arrivent ces jours-ci à Washington où l’Argentine plaide pour la clémence financière internationale après la pire sécheresse depuis 1929, présageant une récolte, et donc des rentrées de devises, catastrophiques pour une économie déjà fragilisée. Vu du ciel, le champ de soja ressemble à des lignes de calvitie, de vastes sections clairsemées. Au ras du sol, on comprend : des plantes jaunes, noircies, desséchées. Parmi les encore des vertes, Jaime Mestre en sort quelques-unes qu’il passe en revue : « celui-ci zéro gousses, celui-là trois gousses alors qu’il devrait en avoir au moins huit fois plus ». Selon cette dépêche AFP, « il est encore trop tôt pour des bilans définitifs ». , mais pour l’Argentine, agro-exportateur par excellence, soja, blé et maïs en tête, les prévisions de récoltes inférieures de 35 à 50 % à celles de l’an dernier convergent vers des pertes dramatiques.

La banquise antarctique en mauvais état

Cela montre aussi qu’il vaut mieux, dans un pays comme la France, proposer aux agriculteurs des contrats de production incluant une rémunération prenant en compte les coûts de production, plutôt que de les soumettre à une concurrence mondialisée dont l’empreinte carbone attribuable à la déforestation et aux longs transports de marchandises contribue fortement au réchauffement…

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