Ces décisions ont été prises le 24 mai lors de la réunion à Lyon du deuxième Conseil de Coordination Interportuaire et Logistique (CCIL) de l’axe Méditerranée-Rhône-Saône.
Un conseil de coordination du projet d’un grand port reliant à terme Marseille à Lyon, voulu par Emmanuel Macron, a validé les premières mesures pour sa création qui doivent mobiliser le foncier portuaire et relancer le trafic, a annoncé mardi une source préfectorale. l’AFP.
Ces décisions ont été prises le 24 mai lors de la réunion à Lyon du deuxième Conseil de coordination interportuaire et logistique (CCIL) de l’axe Méditerranée-Rhône-Saône, a expliqué dans un communiqué la préfecture de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
« Au-delà de Lyon, vers la Bourgogne »
Ce deuxième conseil, présidé par la préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabienne Bucco, coordinatrice de l’axe Rhône-Saône, avait « pour objectif de suivre la création, concrètement, d’une unité fluvio-maritime à partir des ports sur la littoral méditerranéen et notamment le grand port maritime de Marseille-Fos et le port de Sète et (de) Toulon » qui s’étendra « au-delà de Lyon, jusqu’en Bourgogne », a-t-elle précisé.
A cette fin, le conseil a ainsi validé la démarche conjointe des opérateurs de l’axe (NDLR : le Grand port maritime de Marseille (GPMM), la Compagnie Nationale du Rhône (CNR), Voies Navigables de France, SNCF Réseau, la port de Sète, la métropole de Toulon en tant qu’autorité portuaire) pour préparer « un grand projet de mobilisation des terrains portuaires et logistiques de l’hinterland », c’est-à-dire la zone continentale située derrière une côte ou un fleuve (par opposition à le littoral).
Un schéma directeur, en ce sens, sera achevé « au premier semestre 2024 », selon la même source. Il doit permettre d’harmoniser « les stratégies d’aménagement suite aux concertations avec les territoires fin 2023 » et d’identifier « les gisements fonciers pour accueillir les établissements industriels et logistiques en adéquation avec le projet ».
Une « communauté portuaire numérique unique »
Par ailleurs, « dans un objectif d’attractivité et de valorisation » du territoire, « un catalogue foncier des sites du nouvel ensemble fluvio-mer » doit être créé par les opérateurs du projet « d’ici fin 2023-début 2024 ».
La CNR a ainsi annoncé « l’intégration dans les appels d’offres (NDLR : jusqu’à fin 2023) pour la sous-concession des principaux ports du Rhône et notamment du terminal à conteneurs de Lyon d’exigences de desserte plus régulière des barges et plus fréquentes », selon la préfecture.
Enfin, un déploiement progressif de logiciels spécifiques « entre le premier semestre 2024 et le premier semestre 2025 » sur l’ensemble de l’axe fluvial, devrait permettre au projet de devenir une « communauté portuaire numérique unique » en…
