Depuis son départ de Chine le 8 septembre dernier, le président camerounais Paul Biya est resté étonnamment discret, alimentant les spéculations et les interrogations parmi les citoyens.
Alors qu’il était annoncé à la 79e Assemblée générale des Nations Unies, Paul Biya a annulé son déplacement aux États-Unis, où une délégation avancée l’attendait déjà. En son absence, c’est le ministre des Relations Extérieures, Lejeune Mballa Mbella, qui a prononcé l’allocution du Cameroun au Sommet de l’Avenir dimanche dernier.
Loin de cette scène internationale, Paul Biya, accompagné de son épouse, a choisi de prolonger son séjour privé à Genève, à l’hôtel Intercontinental, un lieu qu’il fréquente régulièrement lors de ses visites en Europe.
Ce faux bond inattendu s’ajoute à une autre absence remarquée au Cameroun même, où une grande mobilisation pour son retour à l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen était en préparation. Le président, pourtant attendu cette semaine, n’a pas regagné le pays, prolongeant ainsi son séjour en Europe.
Le silence des autorités sur les raisons de cette absence prolongée a laissé place à des spéculations. Certaines sources suggèrent que l’état de santé du président, âgé de 91 ans, pourrait être en cause. Cependant, la chaîne privée Vision 4, par la voix du journaliste Bruno Bidjang, a fermement démenti ces rumeurs, affirmant que Paul Biya « est en pleine forme » et qu’il rentrera bientôt au Cameroun.
Malgré ces assurances, les doutes persistent au sein de l’opinion publique, avec certains détracteurs accusant Vision 4 de manipulation. Pendant ce temps, au Cameroun, le Premier ministre Joseph Dion Ngute continue à gérer les affaires courantes sur Très Hautes Instructions présidentielles, notamment en présidant les activités de la 63e édition de la saison sportive du pays.
L’absence prolongée de Paul Biya, dans un contexte où les spéculations sur sa santé se multiplient, soulève des questions sur l’avenir de la présidence et la gestion du pouvoir au Cameroun.







