Le dossier de ce paysage culturel des Monts Mandara, situé dans la région de l’Extrême-Nord, vient d’être approuvé par le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco, actuellement réuni en sa 47e session à Paris.
Le ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Mkpatt, qui y conduit la délégation camerounaise, avec à ses côtés S.E André- Magnus Ekoumou, ambassadeur, délégué permanent du Cameroun auprès de l’Unesco, a succinctement remercié l’assemblée pour cette réussite.
Et aussi rendu hommage au président Paul Biya dont l’engagement en faveur de la promotion du patrimoine culturel camerounais n’est plus à démontrer.
Le paysage culturel de Diy-Gid-Biy est un ensemble constitué de sept villages avec leurs pratiques culturelles et cultuelles qui remontent à une civilisation ancienne datée entre le XIIe et le XVII siècles après Jésus-Christ.
Le Paysage culturel des Diy Gid Biy (DGB) est un ensemble de seize (16) sites en pierres sèches répartis dans sept (7) villages dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun.
Les sites Diy Gid Biy sont des complexes constitués de terrasses et de plates-formes s’étendant sur la chaine montagneuse des monts Mandara, qui est partagée entre le Cameroun et le Nigéria. Ce site est classé patrimoine national et inscrit sur la liste indicative du Cameroun depuis 2006 et révisé en 2017.
L’état partie du Cameroun propose ce site comme une extension au paysage culturel de Sukur (Nigéria), site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1999.
Cependant, bien que les deux sites se ressemblent sur le plan architectural, des différences subsistent. Par exemple, le paysage culturel de Diy‑Gid‑Biy (DGB) est inhabité et par conséquent, considéré comme un site relique, tandis que le paysage culturel de Sukur est habité.
Afin de réussir à proposer cette extension, l’État partie du Cameroun a sollicité l’appui technique et financier de l’UNESCO pour la préparation du dossier de proposition d’inscription.
Pour y parvenir, des experts du Cameroun et du Nigéria (cartographe, archéologue et documentaliste muséologue) ont travaillé afin de cartographier le site, d’inventorier les artefacts et de renforcer l’analyse comparative, la déclaration d’authenticité et d’intégrité du dossier, le tout sur la base de la recherche documentaire, des résultats de visites de terrain et d’études anthropologiques.
Ce projet a contribué à soutenir et à renforcer les capacités techniques de l’équipe nationale du Cameroun chargée de la préparation du dossier de proposition d’inscription, en vue de sa soumission au Centre du patrimoine mondial en janvier 2021.
Le projet a été rendu possible grâce au soutien financier du Fonds du gouvernement chinois pour le renforcement des capacités et la coopération pour le patrimoine mondial en Afrique.

