Le Maroc au coeur des soupçons d’ingérence étrangère chez BFMTV

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Dans un portrait élogieux peint de lui en 2018, Le Courrier de l’AtlasRachid M’Barki a été présenté comme l’incarnation « journalisme consciencieux et honnête »revendiquer le testament « assumer une responsabilité, celle de la fiabilité ». Il « Met un point d’honneur à délivrer une information sérieuse, mesurée et fiable. Rigueur, vérification des sources (…) sont le lot quotidien de ce passionné d’actualité », assurait ce mensuel publié à Paris, appartenant à l’homme d’affaires et Premier ministre marocain Aziz Akhannouch.

Figure emblématique de BFMTV, Rachid M’Barki, présentateur de journal de nuit, n’était plus diffusée depuis la mi-janvier. Jeudi matin, le site Politique révélé la raison de cette disparition : un « enquête interne » vise-le « pour comprendre l’origine du contenu » diffusées par la chaîne d’information en continu dans des circonstances troubles, avec des images et des mots à l’abri des « circuits de validation usuels ».

« Ingérence étrangère »

Parmi les contenus incriminés, sur lesquels pèse le soupçon d’un « ingérence étrangère », un bref publireportage diffusé en juin 2022 a immédiatement fait surface. Sur fond d’images promotionnelles, il a rapporté la tenue, à Dakhla, au Sahara Occidental occupé, d’un forum économique réunissant des investisseurs espagnols – le journal espagnol Le confidentiel surtout relaté à la même époque, l’échec de cette initiative boudée par tous les patrons de grandes entreprises espagnoles conviés, alors qu’une obscure femme d’affaires, seule participante espagnole, était élevée par les organisateurs au rang « chef de délégation ».

Le présentateur a conclu son allocution sur la « réchauffement des relations diplomatiques » entre l’Espagne et le Maroc, facilitée, selon lui, par la « La reconnaissance espagnole du Sahara marocain ». « Sahara marocain » : l’expression est au coeur de la propagande de Rabat pour imposer le fait accompli de la colonisation, au mépris du droit international, des résolutions de l’ONU qui reconnaissent le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Son usage serait équivalent, dans le cadre du conflit israélo-palestinien, à celui de Judée-Samarie, nom avec lequel les colons baptisent les territoires occupés de Cisjordanie. Par ailleurs, Madrid n’a pas, à proprement parler, reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental : les autorités espagnoles, sous la pression du chantage aux flux migratoires exercé par le Maroc, tiennent désormais le plan d’autonomie défendu par Rabat comme base « sérieux, réaliste et crédible pour la résolution de ce différend ». De plus, aucun pays ne reconnaît la souveraineté de Rabat sur l’ancienne colonie espagnole dont le Maroc s’est emparé en 1975. Il y a bien eu le marchandage de Donald Trump, qui a obtenu du Maroc une normalisation…

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