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« Le barrage de Mekin est une réalité aujourd’hui »

Frédéric Biya Motto, directeur général d’Hydro-Mekin.

Qu’est-ce- qui justifie cette visite des unités de production du barrage hydro électrique de Mekin ?

La réalité c’est qu’aujourd’hui, nous avons déjà l’honneur de recevoir une équipe des services du Premier ministre. En fait, c’est une équipe du conseil d’administration de l’Arsel (Agence de régulation du secteur de l’électricité, Ndlr) à la tête de laquelle il y’a le représentant du service du Premier ministre.

Cette descente tombe à un moment opportun où Hydro-Mekin, depuis quelque temps, injecte l’énergie dans le Réseau interconnecté Sud. Il a été question de faire savoir à l’opinion nationale que cette réalisation voulue par le chef de l’Etat, notamment la construction d’un barrage hydro-électrique à Mekin, n’est pas un éléphant blanc, c’est une réalité.

Que doit-on retenir de cette visite ?

Nous retenons qu’il y’a de l’énergie qui est ajoutée dans le Réseau interconnecté Sud. C’est une amélioration considérable, parce que nous avons pu atteindre la production de plus de 11 MW. Le Sud ne prend pas plus de 6 à7 MW. Cela veut dire que le reste à travers le poste de Mbalmayo va être injecté dans toute la République.

Quelles sont les difficultés qui empêchent les populations de bénéficier pleinement de la capacité de production de ce barrage ?

Au niveau de Mekin, nous injectons dans un réseau de distribution, celui d’Eneo et qui jusque-là est en train d’être amélioré, par les efforts du directeur général et de ses équipes. Nous produisons, mais il faut maintenant transporter et distribuer. Nous comptons donc, avec cette disponibilité de près de 12MW aujourd’hui, améliorer la qualité du service.

Vous avez évoqué ce besoin pour Hydro-Mekin, de posséder des instruments juridiques, qui permettraient de rendre efficaces vos actions sur le terrain.

De quoi s’agit-il concrètement ?

Il nous faut avoir une concession de production. L’Arsel avait déjà exprimé sa non-objection et nous attendons que notre tutelle trouve l’opportunité de pouvoir nous octroyer aussi bien la concession de production que la licence de vente. Cet acte nous permettra d’avoir la possibilité d’envisager et de signer un contrat « Power Pointment Agreement » avec Eneo et avec ce grand client qui est Sud-Cam Hévéa. Pour ce faire, il nous faut avoir ces instruments juridiques.

Qu’en est-il du volet impact environnemental, car on relève que l’eau du barrage provoque toujours des inondations dans les villages. Est-ce-que vous avez déjà pu régler ce problème ?

Nous sommes en train de le résoudre. C’est un processus. Vous savez, beaucoup de choses sont déjà faites au niveau du ministère des Travaux publics à travers les marchés qui sont signés pour qu’on puisse revoir la côte de deux ponts sur les rivières Lobo et Dja, qui coupent souvent la route ou la chaussée pendant les saisons des pluies.

Nous pensons que les efforts sont faits par le gouvernement et que bientôt, ce ne sera qu’un triste souvenir. Je voudrai rappeler que les indemnisations sont payées par l’Etat. Il s’agit de l’indemnisation relative aux impacts négatifs du projet, aussi bien au niveau de la retenue, de la route, mais également de la ligne d’évacuation d’énergie. Nous y travaillons.

Cameroon Business Today

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