Mécontents de l’échec des négociations fixant leurs tarifs, les médecins généralistes ont décidé de demander à leurs patients des honoraires supplémentaires. Dans plusieurs cabinets de Haute-Garonne, la consultation leur est facturée au minimum 30 euros.
Après les manifestations, les grèves des télétransmissions et les fermetures de cabinets durant l’hiver 2022-2023, l’action des médecins généralistes se poursuit pour obtenir une augmentation du prix de leurs consultations. Alors que les négociations entre les syndicats de la profession et l’Assurance maladie n’ont pas abouti, certains médecins généralistes appliquent depuis plusieurs semaines un tarif de consultation de 30 euros au lieu des 25 euros fixés par la convention médicale. Ce qui, pour le patient, revient à débourser 5 euros de sa poche.
Lire aussi :
« On ne veut pas mourir » : à Toulouse des médecins expliquent pourquoi ils augmentent le prix de leurs consultations
Porté par le collectif de défense de la médecine générale (COMELI), le mouvement concerne pour l’instant une poignée de médecins de Haute-Garonne. Selon le collectif COMELI Midi-Pyrénées, près de 108 médecins généralistes ont signé la charte de soutien et la majorité appliquent le passage de la consultation à 30 euros, au titre des « honoraires supplémentaires ». Dans les cabinets médicaux concernés, les patients sont informés par affichage d’un « simple rattrapage d’inflation depuis 2017 (date de la dernière revalorisation de la consultation qui est passée de 23 € à 25 €) » afin que leur activité reste pérenne. .
Lire aussi :
Médecins généralistes : « La profession a besoin d’un message rapide, il faudrait une consultation à 35€ pour tous »
Revalorisation, reconnaissance, indépendance
« Le projet d’accord médical, que tous les syndicats ont refusé de signer, a été vécu comme une gifle. Il ne s’agit pas seulement du point de vue financier, il s’agit aussi de notre reconnaissance en tant que spécialité complexe et de notre indépendance en tant que profession libérale. marre et comme rien n’a changé au moment des manifestations, nous prenons les choses en main en espérant provoquer un choc », explique le Dr Gabriel Bajenaru, médecin généraliste à Tournefeuille, membre du collectif COMELI Midi-Pyrénées.
Se disant soutenu par les patients qu’il reçoit depuis deux mois, le médecin, comme ses confrères, se dit prêt à continuer, voire à demander plus de 5 euros, tant que les négociations conventionnelles ne reprennent pas. Mais côté agenda, rien ne semble bouger. « Généralement, un ministre de la santé, lorsqu’il est nommé, se présente aux syndicats. On n’a rien reçu pour l’instant, on entend seulement les petites piques sur nos…

