La récente expulsion de l’ambassadeur français à Niamey par la junte militaire au pouvoir a suscité une réaction ferme de la part de la France. Le ministère français des Affaires étrangères a rapidement répondu à cette annonce « fracassante » en affirmant que les putschistes n’avaient pas l’autorité pour faire une telle demande, soulignant que l’agrément de l’ambassadeur émanait des seules autorités légitimes nigériennes élues, à savoir celles du président Mohamed Bazoum, renversé le 26 juillet.
Cette position est également partagée par Hassoumi Massoudou, chef de la diplomatie de M. Bazoum, qui a rappelé sur les réseaux sociaux que l’ambassadeur français était accrédité auprès du président élu. Depuis le début de la crise au Niger, la France a maintenu sa position en reconnaissant comme seul pouvoir légitime le président démocratiquement élu, Mohamed Bazoum.
Il convient de souligner que cette posture avait déjà conduit la France à rejeter, début août, la dénonciation par le CNSP (Conseil national pour le salut du peuple) des accords militaires conclus entre Niamey et Paris. La France réaffirme ainsi son soutien indéfectible au président élu du Niger et continue de condamner les actions de la junte militaire qui remettent en question la légitimité du gouvernement démocratiquement élu.
Cette expulsion de l’ambassadeur français à Niamey soulève des questions sur les relations entre la France et le Niger, ainsi que sur l’avenir de la coopération bilatérale. La France, en maintenant sa position, envoie un message clair aux putschistes, affirmant qu’elle ne reconnaît pas leur autorité et qu’elle continuera à soutenir le président élu et le gouvernement légitime du Niger.
Il reste à voir comment cette situation évoluera et si des mesures supplémentaires seront prises par la France en réponse à cette expulsion. Dans tous les cas, la France semble déterminée à défendre la démocratie et la légitimité des gouvernements élus, et à maintenir des relations solides avec le Niger.






