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La démission de Liz Truss, une bonne nouvelle pour l’Afrique ?

La Première ministre britannique a quitté son poste après un passage éclair. En un mois et demi, Liz Truss a totalement ignoré le continent africain.

Un petit tour et puis s’en va. La Première ministre britannique Liz Truss vient de quitter le 10, Downing Street. « Vu la situation, je ne peux pas remplir le mandat sur lequel j’ai été élue par le Parti conservateur », a-t-elle indiqué de façon laconique, parlant notamment du très mauvais accueil concernant son programme économique. Un échec pour Liz Truss, concernant les affaires internes du Royaume-Uni, mais également à l’international. Car en n’ayant gouverné qu’un mois et demi, Truss n’a jamais réussi à briller hors des frontières du Royaume-Uni.

Il faut dire qu’à son arrivée au 10, Downing Street, Liz Truss ne comptait pas vraiment se concentrer sur la politique étrangère. L’objectif prioritaire du Royaume-Uni était de se pencher sur les défis économiques qui l’attendaient. Le parti conservateur devait également tenter de se relever, après le règne chaotique de Boris Johnson.

Interrogé par BBC, un professeur de sciences politiques nigérian résumait ainsi la politique africaine de la Grande-Bretagne : « Il n’y a pas de politique étrangère africaine clairement définie que l’on puisse identifier dans la politique britannique pour le moment ». L’Afrique ne s’attendait pas, il y a un mois et demi, à être la priorité de Londres. Mais pas à ce point.

Investissements et Commonwealth

Le 5 octobre dernier, Africa Intelligence écrivait que « la Première ministre britannique Liz Truss peine à mettre sur pied son dispositif chargé de l’Afrique ». Trop occupée par les conséquences du Brexit ou par celles de la guerre en Ukraine, Truss avait les yeux rivés sur l’Europe, tout au plus. Mais avec son expérience — Truss a été secrétaire d’État aux Affaires étrangères en 2021 et 2022 —, cela peut surprendre.

D’autant que son prédécesseur avait, en 2020, voulu un sommet Royaume-Uni-Afrique. Johnson avait estimé que la Grande-Bretagne était un « partenaire de choix en matière d’investissement » pour l’Afrique. Truss avait alors repris cette idée, promettant elle d’organiser un sommet dédié à l’investissement entre son pays et le continent, prévu en avril 2023. Intronisée Première ministre, Truss avait insisté sur l’importance de continuer à s’engager à promouvoir le développement de l’Afrique.

Reste cependant un point important que Truss n’a pas eu le temps d’aborder : l’extension du Commonwealth. Plusieurs pays, à l’instar du Gabon et du Togo, ont décidé de rejoindre l’organisation. Le prochain Premier ministre britannique devra se tourner vers l’Afrique, plus que Liz Truss a pu le faire, notamment pour développer un partenariat économique plus élargi.

Le Journal de l’Afrique

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