La Banque de France a annoncé ce lundi matin sa prévision de croissance pour l’année 2023. La prévision initiale était de 0,3%. La Banque de France double la prévision à 0,6% du produit intérieur brut.
La Banque de France a doublé lundi sa prévision de croissance pour l’année 2023 et table désormais sur une hausse de 0,6% du produit intérieur brut (PIB), contre une croissance de 0,3% envisagée dans ses précédentes projections. publié en décembre. Sur le front de l’inflation, la banque centrale abaisse sa prévision pour 2023 et table sur un pic de hausse des prix alimentaires « vers la fin du premier semestre », selon Matthieu Lemoine, l’un des auteurs des projections macroéconomiques. 2023-2025 de la banque centrale publié ce lundi. Les prix augmenteraient alors plus lentement, grâce à « la détente prévue du prix des intrants agricoles (…) et des prix internationaux des matières premières agricoles », explique la Banque de France.
Ces prévisions d’activité et d’inflation sont néanmoins tributaires de « nombreux aléas ». « Les effets indirects de la récente volatilité bancaire et financière sont à surveiller de près, comme nous l’ont rappelé les événements récents provoqués par la fermeture de la Silicon Valley Bank aux Etats-Unis ou l’incertitude autour du Credit Suisse », détaille-t-elle.
Les difficultés des banques américaines et suisses ont en effet provoqué des séances chaotiques sur les marchés financiers européens, dont la Bourse de Paris. Ces incertitudes mises à part, la Banque de France table sur une nette reprise de la croissance en 2024 (1,2 % comme anticipé dans ses précédentes prévisions) et en 2025 (1,7 % contre 1,8 %).
Comment s’explique le doublement de la prévision de croissance ?
Pour l’année 2023, la banque centrale justifie le doublement de sa prévision de croissance par une inflation (notamment énergétique) plus faible que prévu, et « une croissance plus élevée de la demande mondiale adressée à la France ». Ces bonnes surprises sont toutefois compensées par « l’environnement financier » du pays, avec des taux de change et des taux d’emprunt moins positifs qu’en décembre. Même augmentée, la prévision de croissance pour 2023 reste inférieure à celles de l’OCDE (0,7%, relevée de 0,1 point vendredi) et du gouvernement (1%).
« La phase de reprise devrait redémarrer nettement en 2024 », grâce à la relance de la consommation des ménages. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) – le baromètre de l’inflation qui se réfère au niveau européen et que la Banque de France utilise dans ses projections – s’établirait à 5,4% en moyenne annuelle en 2023, contre 6% attendus jusqu’ici. L’IPCH tomberait alors à 2,4 % en 2024 puis 1,9 % en 2025, sous la barre des 2 % correspondant à l’objectif d’inflation de la Banque centrale européenne (BCE).
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