Joshua Osih explique ainsi l’état précaire des régions septentrionales.
De passage à l’émission « Interview avec… » de la chaîne STV, Joshua Osih, candidat à l’élection présidentielle d’octobre, s’est exprimé sur la situation des régions septentrionales. Celles-ci passent pour être les plus en arrière en matière de développement. Le président du Social Democratic Front (SDF) croit savoir que les populations de ce côté paient les prix d’un acte qui remonte à 1984, et dont elles ne sont pas les auteurs.
« Il ne s’agit pas d’une précarité géographique ou sociologique ou économique, il s’agit d’une punition politique. Les populations du Grand Nord, et je pèse mes mots, sont punies depuis 1984 pour un coup d’État qu’ils n’ont pas organisé. Voilà ce qui se passe, parce que personne d’autre ne peut m’expliquer que pendant deux décennies, une route ne passe pas, une route principale, la nationale numéro un, et on n’arrive pas à trouver les moyens pour la refaire. Pendant ce temps, le village du ministre des Travaux Publics est relié au reste des communes alentours avec une autoroute. Pendant ce temps, on construit tout et rien, alors qu’il faut… C’est une seule route, monsieur Tongo, qu’on demande, une seule », affirme-t-il.
Le candidat Joshua Osih ajoute que l’incapacité du régime à développer les régions du septentrion, relève tout simplement, de la méchanceté.
« Deux décennies, on n’arrive pas à la refaire. C’est de la méchanceté. Monsieur Biya est allé faire des promesses de campagne dans le Grand Nord. Il a promis, je ne sais plus combien, 3000 ou 5000 puits. Dernièrement, quand j’y étais, on me montrait des poteaux pleins en blanc qu’on a plantés il y a 10 ans, je ne sais plus combien de temps. On m’a dit que le forage va venir là, il n’est jamais venu. Je crois que sur les 5000 forages qu’il avait promis, ou 10 000 forages, je ne sais plus combien c’était, il n’y en a même pas un ou deux qui ont été réalisés. Donc, il ne faut pas grand-chose, mais surtout, il faut comprendre une chose, et c’est là où je dis que ce régime est méchant. Et il est méchant, quand je dis le régime, ce ne sont pas des gens d’une autre tribu », affirme-t-il.

