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Jean Solaire Kuete : « il faut protéger le journaliste au Cameroun »

Comme le soldat, le journaliste est toujours en alerte et en danger permanent. Comme une arme à feu, sa plume peut tuer et sauver.

Comme le médecin, le journaliste est toujours en situation d’urgence. Ses analyses éclairent et ouvrent des pistes de solutions. Toujours parti, Il est loin des siens et exposés à toutes sortes de mal.

Comme le policier, le journaliste est sur les lieux du crime et recherche la vérité. Il rencontre, interroge et écoute les grands et les petits ; les rois et les sujets ; les riches et les pauvres ; les honnêtes et malhonnêtes ; les coupables et les innocents ; les accusés et les plaignants, les témoins. La justice se sert de ses enquêtes.

Comme l’historien, le journaliste écrit et remplie les pages avec les faits et des témoignages utiles à p la mémoire collective. Ses articles ou reportages sont archivés pour la postérité. Sa mémoire est tout le temps sollicitée.

Mais contrairement à tous ces acteurs au combien importants de la société, le journaliste est tout le temps menacé, menotté, humilié, emprisonné, assassiné sous le regard complice des autorités et des acteurs de la société. Il est présenté comme un ennemi, un espion, un danger par ceux qui cherchent le pouvoir ou ceux qui protègent des privilèges malsains, devant ceux qu’il informe, éduque et divertie.

Abandonné par ces derniers dans les mains des ennemis des libertés humaines. Pourquoi le peuple laisses t’il arrêter, intimider, menacer, assassiner, corrompre celui qui a la grande mission d’éclairer le chemin de la nation !

Sait-on qu’arrêter le journaliste, c’est comme arrêter l’ambulance. Attaquer un organe de presse, c’est comme attaquer un hôpital. Museler le journaliste c’est comme fermer le laboratoire médical dans un hôpital. Assassiner le reporter c’est comme assassiner un médecin en urgence, comme détruire une bibliothèque, comme éteindre des lampadaires dans la nuit, comme fermer un robinet d’eau dans un désert.

Savez-vous que corrompre la presse, c’est comme corrompre la conscience collective. Pour sauver l’histoire et l’avenir d’une nation, il faut protéger le journaliste et protéger la presse.

Protéger le journaliste, c’est protéger des lignes entières de notre histoire, c’est sécuriser la source de lumière qui éclaire le chemin, c’est d’avantage protéger la source de vérités qui affranchissent de l’obscurantisme, c’est encore protéger la démocratie et les libertés.

Bonne célébration de la Journée Internationale de la Presse à tous les journalistes! Soyons des sentinelles les uns pour les autres dans un environnement difficile pour l’exercice de notre Beau Métier.

 

JSK (Jean Solaire KUETE)

Journaliste (Soleil FM)

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