A Fleurance, dans le Gers, un père de famille affirme que son fils a été victime d’agressions à l’école au cours de l’année écoulée. Il décide de porter plainte contre l’établissement pour mise en danger de la vie d’autrui.
C’est un père « très inquiet ». Il le répète inlassablement, ce qu’il veut, c’est « protéger son fils », le petit Rémi*, 11 ans, qui va à l’école Louis Monge de Fleurance. Ce mercredi 30 août, le père de famille vient de porter plainte à la gendarmerie contre l’école pour « mise en danger de la vie d’autrui ».
Que s’est-il passé pour que ce père en arrive à cette fin ? « Mon fils vivait avec sa mère à Toulouse. Mais sa scolarité ne se passait pas bien. Il a des difficultés à l’école et a été victime d’intimidation de la part de ses camarades de classe. Nous avons donc décidé qu’il viendrait vivre avec moi à Fleurance », raconte JC, le père. Inscrit en CM1 à la rentrée 2022-2023 à l’école Monge, la scolarité semble se dérouler sans encombre pour le petit garçon. C’est du moins ce que pense JC.
« Puis, vers décembre, avec ma compagne, nous avons remarqué que ses affaires étaient abîmées. Ce n’est pas son style, d’autant plus qu’il nous avait bronzés pour avoir ses fournitures Harry Potter », raconte le Fleurantin. Le petit Rémi est un garçon renfermé et ne s’ouvre pas à son père ni à sa belle-mère. Mais les choses empirent. « En mars, je constate des bleus, des égratignures, des marques d’étranglement etc. Nous avons alors insisté et il nous a dit qu’il était constamment agressé par deux camarades ».
Une situation prise « très au sérieux »
Le père décide de rencontrer le directeur de l’école et la maîtresse de son fils. Mais les choses ne se seraient pas bien passées. « Rien ne se passe comme prévu. On a minimisé ce qui s’est passé, on me dit que tout va bien. Les parents des élèves qui maltraitent mon fils ne sont même pas informés. C’est moi qui suis allé à leur rencontre », poursuit-il.
Contactée, la direction de l’école ne souhaite pas faire de commentaire à ce sujet. Et pour cause, J.-C. agressé verbalement la maîtresse de son fils. Cela lui vaut une convocation au tribunal d’Auch le 18 septembre. « Je me suis emporté, et j’ai dit des choses que je n’aurais pas dû dire. J’étais venu parler de mon fils, et encore une fois ils ne m’ont pas écouté, ils m’ont dit que tout allait bien. J’ai fait sauter un fusible. Attendons-nous vraiment qu’un drame survienne pour agir ? »
Contacté, l’avocat de J.-C. Me François Roujou de Boubée confirme le dépôt de plainte. « Il va falloir faire la lumière sur ce qui se passe dans cette école et sur les actions de l’équipe éducative. Il s’agit…

