Le dernier match d’évaluation avant l’ouverture de la Coupe du Monde 2026 annonçait déjà la couleur. Le 6 juin à Bruxelles, la Tunisie avait sombré en amical contre la Belgique 0-5. Une lourde défaite qui avait suscité une vague de critiques.
Selon Equinoxe radio, ceux qui doutaient de la capacité de la Tunisie à rivaliser au plus haut niveau ont eu raison d’avoir des doutes. Dimanche, pour son entrée en lice dans le Mondial, la Tunisie a de nouveau chaviré. Score final : 1-5 face à la Suède. Même addition, même impuissance.
En conférence de presse d’après-match, le sélectionneur Sabri Lamouchi, technicien franco-tunisien, a tenté d’expliquer le naufrage. Il a pointé « des erreurs individuelles » de ses joueurs et une « fragilité tactique ». Des arguments peu convaincants pour les dirigeants de la Fédération tunisienne de football.
Réunis ce lundi en urgence, les responsables de la FTF ont tranché. Selon des sources proches de l’instance, la Fédération a décidé de mettre un terme au contrat de Sabri Lamouchi avec effet immédiat. L’entraîneur est donc limogé en pleine Coupe du Monde, 24h seulement après la déroute 5-1 contre la Suède. La fédération n’a toutefois pas encore communiqué officiellement sur ce limogeage, et le communiqué de la FTF est attendu dans les prochaines heures.
La Tunisie participe à sa 7e Coupe du Monde, dont la 3e d’affilée. Mais le bilan reste mince. La Tunisie a été la première équipe du continent à gagner un match en phase finale du Mondial en 1978, 3-1 contre le Mexique. Depuis, les Aigles de Carthage n’ont jamais franchi le premier tour.
Pour Sabri Lamouchi, l’aventure tourne court. Le technicien franco-tunisien participait à sa première Coupe du Monde sur le banc tunisien. Il avait pourtant déjà dirigé la Côte d’Ivoire lors du Mondial Brésil 2014.

