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Harcèlement sexuel à la Fédération de Karaté : le Ministre des Sports suspend Emmanuel Wakam le président de la Fédération

En plus du président de la Fédération camerounaise de Karaté, le Ministre des Sports et de l’Education physique a décidé de suspendre aussi les encadreurs techniques et officiels.

Les résultats de l’enquête ouverte pour voir clair dans l’affaire relative aux harcèlements sexuels au sein de la Fédération camerounaise de Karaté (Fecakaraté) semblent porter déjà ses fruits. Narcisse Mouelle Kombi le Ministre des Sports et de l’Education physique (Minsep) a décidé de suspendre à titre conservatoire et jusqu’à nouvel ordre, Emmanuel Wakam le président de la Fecakaraté et les encadreurs techniques et officiels indexés dans ladite affaire.

Le Minsep précise dans une note d’information qui accompagne les décisions sus rapportées, que ces suspensions sont des mesures administratives. Il est question de permettre que les personnes suspendues puissent être à l’entière disposition de la Commission d’éthique du Comité national olympique et sportif du Cameroun et de la justice.

Rappel

A titre de rappel, c’est le Cercle des ceintures noires du karaté du Centre qui a publié un rapport d’une Commission qui met au grand jour les « violences sexuelles dans le karaté air Cameroun ». Cette Commission constituée de 10 hauts gradés du karaté au Cameroun, présidée par Me Francis Ampère Simo, avec pour rapporteur Me Jean Brice Amah Mfegue a rendu sa copie le 7 juillet 2020. Dans ledit rapport, les dirigeants de la Fecakaraté sont nommément cités et accusés des pratiques sexuelles hors normes dont le harcèlement, le viol, la violence, chantage, abus et tous autres moyens pour faire plier leurs victimes.

« Les victimes des violences sexuelles dans le karaté au Cameroun choisissent très souvent de se murer dans le silence, de peur de subir des représailles de la part des auteurs qui sont très souvent des dirigeants hauts placés de la fédération ou des encadreurs (…) quelques témoins, pour la première fois, ont décidé de rompre le silence et de dénoncer leurs bourreaux afin que les choses changent. Il est évident que les victimes qui s’expriment dans ce rapport ne représentent qu’une infime partie des victimes de ces actes ignobles. La grande majorité préférant garder le silence et le secret sur les humiliations par elles subies. Il appert également que les victimes qui ont accepté de parler sont celles qui ont résisté et contenu les assauts de leurs bourreaux », peut-on lire dans le rapport.

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