Géorgie: manifestations contre une loi controversée

Cameroun Actuel
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Plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans la rue samedi soir à Tbilissi pour protester une nouvelle fois contre le projet de loi controversé sur l' »influence étrangère ». Voulu par le gouvernement géorgien, le texte est critiqué par les États-Unis et l’UE.

Dans la foule, qui convergeait vers la place de l’Europe, des manifestants arboraient les drapeaux de la Géorgie et de l’Union européenne, que Tbilissi dit vouloir rejoindre, malgré ce texte que ses détracteurs jugent similaire à une législation russe utilisée contre l’opposition.

« Géorgie! Géorgie! », ont scandé les nombreux manifestants qui marchaient le long du fleuve Koura, malgré une forte averse, a constaté une journaliste de l’AFP. Parmi les personnes présentes, Mariam Meunargia dit être venue pour montrer que son pays veut « simplement faire partie de la société européenne ». « Nous protégeons notre avenir européen », veut-elle croire.

« Tout va empirer »

La Géorgie, petit pays du Caucase, est en proie à des manifestations antigouvernementales depuis début avril après que le parti au pouvoir, le Rêve géorgien, a réintroduit un projet de loi perçu comme une entrave aux aspirations de Tbilissi à rejoindre l’UE. Car ce texte s’inspire d’une législation russe utilisée depuis plusieurs années par le Kremlin pour réprimer les voix dissidentes.

Le projet de loi doit encore passer très prochainement en troisième lecture au Parlement et la présidente Salomé Zourabichvili, en conflit avec le parti au pouvoir, devrait y opposer son veto. Le Rêve géorgien dispose cependant d’assez de voix pour pouvoir passer outre.

Dans le centre-ville de Tbilissi, une impressionnante foule s’est rassemblée la nuit tombée pour afficher son opposition, un important dispositif policier ayant été installé plus tôt dans la journée. « Non à la loi russe! », « Non à la dictature russe! », criaient les manifestants.

« Nous n’avons pas besoin de retourner dans l’Union soviétique », a dénoncé Lela Tsiklauri, une professeure de géorgien de 38 ans venue manifester, en avertissant que « tout va empirer dans notre pays si cette loi est adoptée ».

Menaces

Ces derniers jours, de nombreux militants travaillant pour des ONG et autres groupes de défense des droits ont dit avoir reçu des menaces au téléphone.

Plus tôt samedi, la militante féministe Baia Pataraia avait ainsi montré à l’AFP des graffitis orange sur la porte de sa maison et à…

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