Les populations bénéficiaires, visiblement touchées par cette action, ont exprimé leur profonde gratitude envers les forces de défense, témoignant de leur satisfaction et de leur attachement aux idéaux de paix, d’unité et de solidarité.
Dans le cadre des activités marquant la célébration de la fête nationale du 20 mai 2025, le 1ᵉʳ Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) a organisé une action civilo-militaire au profit des populations de Mouvoudaye, dans le département du Mayo-Kani. Cette initiative a consisté en la distribution de denrées alimentaires aux populations locales.
La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du sous-préfet de l’arrondissement de Mouvoudaye, en présence du Lamido de la localité et du commandant de brigade. Dans son discours, le sous-préfet a salué ce geste de solidarité du 1er BIR, en soulignant qu’il renforce le lien Armée-Nation et contribue à la consolidation de l’unité nationale, valeur centrale de la célébration du 20 mai.
Bon à savoir : Le bataillon d’intervention rapide ou BIR, nommé bataillon léger d’intervention (BLI) de sa création en 2000 jusqu’en 2001, est une unité d’élite, comptant actuellement environ 5 000 hommes, considérée comme la force la mieux équipée et entraînée du Cameroun.
Le BIR est entraîné et contrôlé depuis sa création par d’anciens officiers. Après la tentative de coup d’État de 1984, le président camerounais, Paul Biya recrute Abraham Avi Sirvan, un colonel retraité de l’armée et ancien à l’ambassade d’Israël à Yaoundé, pour former les soldats de la garde présidentielle (GP), créée après la dissolution de la garde républicaine.
Puis, après la mise en place réussie de la GP, le colonel Sivan, qui a le statut de conseiller contractuel à la présidence camerounaise, forme le bataillon léger d’infanterie (BLI) en 1999, chargé de combattre le grand banditisme et de surveiller les frontières. Après la mort d’Abraham Avi Sirvan dans un accident d’hélicoptère le 22 novembre 2010[2], Mayer Herez, un général à la retraite de l’armée israélienne, lui succède.
Le recrutement du BIR est centralisé à la présidence de la République, contrairement à celui au reste de l’armée, y compris les forces spéciales. Le niveau d’équipement du BIR est très élevé par rapport à celui de l’armée régulière.







