Des gardiens de la tradition du département du Mayo-Danay, région de l’Extrême-Nord, disent merci au président de la République pour la nomination de leur fils au poste de ministre par intérim de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
La démission d’Issa Tchiroma Bakary, qui signe la fin de sa présence au sein du gouvernement, est le point de départ de la joie qui anime les populations du Mayo-Danay et du Mayo-Kani.
Suite à cette démission le 24 juin 2025, le chef de l’État a désigné le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation physique pour assurer la continuité du service au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Et ce, cumulativement avec ses fonctions de ministre de la Jeunesse.
Pour exprimer leur sentiment au chef de l’État, les chefs traditionnels regroupés au sein de l’Association des chefs traditionnels du Mayo-Danay ont pris la plume.
Ils ont tenu à « transmettre » leurs « sincères remerciements » et leur « reconnaissance pour cette marque de confiance placée » en leur fils. Ces remerciements ne se limitent à ce seul acte. Les chefs traditionnels y associent les actes précédents.
Le chef de l’État a signé l’entrée de leur fils au gouvernement le 30 juin 2009. Il a occupé dès cette année le poste de secrétaire d’État auprès du ministre des Enseignements secondaires.
Le 9 décembre 2011, il y a été maintenu et chargé de l’enseignement normal. Le 02 octobre 2015, il est nommé à la Jeunesse et à l’Éducation physique. Il y est maintenu près de 10 ans après.
En dehors de cette confiance à leur fils, les chefs traditionnels citent les réalisations du président Paul Biya en faveur de leur zone : la construction d’un pont sur le fleuve Logone, le projet de construction du pont Maga-Garoua, la restructuration de SEMRY, sans oublier le maintien d’autres fils du département à certains postes.
Parmi ces fils, se trouve Luc Ayang, président du Conseil économique et social depuis le 4 février 1984, soit 41 ans déjà. En retour de toutes ces réalisations et promesses, au nom de leurs populations, les chefs traditionnels choisissent le président Paul Biya comme leur candidat à l’élection présidentielle.
Or, après la désignation de leur fils, une partie de l’opinion, en particulier celle constituée de l’opposition, a dénoncé le cumul de fonctions ministérielles décidé en faveur de Mounouna Foutsou.
Alors qu’il occupe déjà la tête d’un ministère, une autre personnalité pouvait occuper la tête du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle à titre intérimaire. Le Cameroun dispose des ressources humaines.







